Messe du 13e dimanche du temps ordinaire

 

Père Claude Etienne, Centre d’accueil La Pelouse, Bex, le 1er juillet 2012
Lectures bibliques : Sagesse 1, 13-15; 2, 23-24; 2 Corinthiens   8-15; Marc 5, 21-43 – Année B

L’évangile de ce jour nous présente deux récits de guérison : celui de la fille du chef de la synagogue et celui de la femme hémorroïsse. Chacun peut se reconnaître dans les personnages de cet évangile : Dans la jeune fille « bloquée » dans son lit ; Dans la femme hémorroïsse qui ne sait plus à quel médecin d’adresser. Dans la prière de Jaïre : viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive.
Nous le savons, nous l’avons entendu dans la livre de la Sagesse : Dieu n’a pas fait la mort, il a créé l’homme pour une existence impérissable » Comme nous le rappelle saint Irénée : « Gloria Dei, Homo vivens » « L’homme vivant, debout, voilà la gloire de Dieu. »

Jésus remet debout la femme hémorroïsse en ce sens  que sa maladie qui la rendait impure et rendait aussi impurs ceux qui la touchaient, est guérie et de sa maladie et de son impureté. Il la sauve de la honte, de sa marginalisation, il lui restitue sa féminité. Il la réintègre dans la communauté. Il la comble de sa paix. Il lui restitue sa dignité de femme. Elle pourra rejoindre la communauté à la synagogue pour chanter la gloire de Dieu.
Quant à la fille de Jaïre, Jésus rend à la jeune fille son corps. Ainsi il lui ouvre un avenir de femme qui pourra s’épanouir dans la maternité.

La bonne nouvelle de ce dimanche, c’est que Dieu ne veut ni la souffrance, ni la mort. La volonté de Dieu ne peut être qu’une volonté d’amour dans la libération de tout l’homme. A nous de faire comme Jésus : lutter contre les forces du mal et de la souffrance.
Si nous croyons en un Dieu qui ne prend pas plaisir à la perte des vivants, il faut que cela se voie dans notre vie en nous opposant à toutes les atteintes à la vie qui s’étalent au grand jour.
Il faut le dire et le redire inlassablement. Dieu ne veut pas le mal. Il a créé les hommes pour qu’ils grandissent et s’épanouissent. Il a créé l’homme à son image et à sa ressemblance pour qu’il respecte et protège le don de la vie.
Que son Esprit nous rende audacieux et inventifs pour défendre la vie partout où elle est menacée.

L’Eucharistie et la Parole de Dieu nous ouvrent avec une force particulière le contact avec Jésus : à nous de choisir entre un rapprochement stérile, comme celui de la foule qui le tire de tous côtés. Et un « toucher » en vérité, dans la confiance et dans la certitude de trouver la vie.
Voilà l’admirable échange que Dieu nous donne à contempler dans l’évangile de ce jour et qui. se prolonge pour nous à chaque Eucharistie.

Seigneur, vois nos vies fragiles et blessées, marquées par nos faiblesses. Accueille-les dans ta bonté et merci de nous donner en retour ta vie de Ressuscité pour nous tenir debout devant toi. Homos vivens, gloria Dei.

 

 

 

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