A VUE d'ESPRIT
du 2 au 6 janvier 2012 à 10.30h. Espace 2
La Bible des siècles et des formes
Une série proposée par Jacques Mouriquand
Considérée comme le plus grand best-seller de tous les temps, l'histoire de la Bible et de sa transmission réserve encore des mystères.
A l'heure où l'écrit se dématérialise et où le savoir se numérise, Jacques Mouriquand s'interroge sur l'histoire matérielle de la Bible.

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Quoi de plus simple aujourd'hui que de consulter le texte biblique ou d'acquérir une Bible ? Il n'en a bien sûr pas toujours été ainsi. D'une part, les textes rassemblés dans la Bible l'ont été au fur et à mesure, jusqu'à l'arrêt du canon biblique. |
D'autre part, l'histoire de l'imprimerie suit celle de l'alphabétisation, et donc de la démocratisation de la lecture. L'objet « bible » fut par conséquent longtemps réservé à une élite instruite. Et l'histoire de sa transmission et de son évolution reste paradoxalement bien mystérieuse.
Jacques Mouriquand remonte le fil de cette histoire en compagnie de ses deux invités pour reconstituer les grandes étapes de la transmission matérielle de la Bible.
Liens :
Nadia Togni sur le site de l'UNIGE
Site web Bibles atlantiques de l'UNIGE
Site du colloque Bibles atlantiques de février 2010
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Lundi
De la parole au texte
Il va sans dire qu'à l'origine de la Bible était le verbe, l'oralité. Les premiers supports écrits ont permis de préserver et transmettre autrement. Et si on lisait les rouleaux et les codex de manière continue, la forme du livre va permettre de feuilleter. Changer la matérialité d'un texte n'est pas sans conséquences quant à son usage linguistique, son contenu et sa signification. Le rapport à la foi et l'interprétation théologique sera donc tout autant touchée par l'évolution matérielle de la Bible que sa forme physique. Le pasteur français Gilles Boucomont s'est intéressé à ces questions, il explique le fruit de ses recherches au micro de Jacques Mouriquand.
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Mardi
La parole au pied de la lettre
Le christianisme se réclame être la religion de la parole mais ne cesse de se référer à l'écrit. Si le paradoxe est relatif, il ne faut pas minimiser l'évolution de la forme de cet écrit et le sens que cela a pour les lecteurs, les croyants. Il est à ce titre intéressant de relever qu'à l'heure où l'on est plus libre de picorer les mots, des les choisir et les isoler, l'on n'en est pas moins tentés de s'en tenir à la lettre du texte, avec, là aussi, certains paradoxes. Suite de l'entretien avec le pasteur Gilles Boucomont.
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Mercredi
La majesté biblique
Parmi les enseignements de l'histoire matérielle de la Bible, il en est un qui revient souvent : la technique n'est jamais neutre. Lorsque lire la Bible était le seul privilège d'une élite, on a parfois traduit concrètement la force et la beauté avec laquelle son message devait s'imposer. C'est le cas des Bibles atlantiques, manuscrits aux dimensions géantes produits entre le XIe et le XIIe siècles. Jacques Mouriquand s'en entretient avec Nadia Togni, de l'Université de Genève, spécialiste des Bibles atlantiques.
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Jeudi
La Bible au singulier
Parler de la Bible au singulier cache la complexité de son histoire, son contenu et sa composition. Et il est évident que tout le monde n'a pas lu la même Bible de tout temps. Jacques Mouriquand poursuit son entretien avec Nadia Togni, chercheuse à l'Université de Genève, philologue romane et spécialiste en paléographie latine et histoire du livre manuscrit.
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Vendredi
La Bible best-seller
La diffusion de la Bible sur des supports toujours plus nombreux a été motivée par une volonté d'évangélisation. Parallèlement, la culture du commentaire s'est développée. Jacques Mouriquand termine son entretien avec Nadia Togni, de l'Université de Genève.
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