HAUTES FREQUENCES
18 décembre 2011 à 20 h. La Première
Aider, soigner, témoigner ?
La dimension religieuse des ONG peut parfois interroger. Aux Etats-Unis, des employés de World Vision ont été licenciés pour avoir admis ne pas croire en la Trinité.
Plus largement, la question du profil religieux des ONG se pose tant dans leur structures que pour leur engagement sur le terrain de l'entraide.
L'ONG World Vision a récemment obtenu une victoire aux Etats-Unis en matière de "discrimination religieuse". Trois anciens employés l'avaient traînée en justice pour les avoir licenciés pour motifs religieux, en violation de la législation sur les droits civils. Ces employés avaient cessé de participer aux services religieux de l'organisation et avaient reconnu ne plus croire à la Trinité. |
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Les organisations d'entraide et le prosélytisme. [worldvision.ch] |
La justice a considéré que World Vision est d'abord une organisation religieuse, et seulement ensuite une organisation d'entraide. A ce titre, elle aurait le droit de pratiquer une forme de "discrimination religieuse".
Cette victoire pour World Vision, attentivement suivie par les organisation à but non-lucratif à travers le pays, pose toutefois de nombreuses questions. Car malgré son identité chrétienne affirmée, World Vision affirme ne pas faire de prosélytisme et ne pas conditionner l'aide à des critères religieux. Mais où sont les limites entre témoignage et prosélytisme? Ces questions se posent également pour les oeuvres d'entraide en Suisse, liées aux Églises catholique et réformées.
Hautes fréquences débat de ces questions avec le directeur de World Vision en Suisse, Urs Winkler, où cette ONG est de plus en plus active. Maître de conférence et chargé d'enseignements dans plusieurs universités entre les Etats-Unis, la Suisse et la France, François Rubio est un spécialiste des ONG. Il revient sur l'histoire religieuse des ONG, ainsi que sur les problèmes que cela peut susciter. Enfin, Florence Laufer éclaire les limites entre témoignage et prosélytisme. Employée par la fondation Cordoue de Genève, elle a travaillé pour l'Entraide protestante suisse (EPER) et l'Alliance des civilisations et a notamment collaboré à une publication de la DDC en 2005 sur le rôle et la signification de la religion dans la coopération.
Un dossier de Pierre-Yves Moret.
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Le tombeau de la discorde

Nouveau membre de l'UNESCO, la Palestine y apporte un dossier sensible: l'inscription du "Caveau des patriarches", à Hébron, dans la liste du Patrimoine mondial de l'humanité.
Début d'un bras de fer historico-politique entre Israëliens et Palestiniens autour de ce site que juifs, chrétiens et musulmans considèrent comme le tombeau d'Abraham.
Le chemin de la reconnaissance internationale de la Palestine reste semé d'embûches. Interdite pour l'heure de reconnaissance officielle à l'ONU, la Palestine a pourtant obtenu une victoire significative en octobre dernier, en se voyant acceptée à l'UNESCO. Elle y a fait officiellement son entrée ce mardi 13 décembre, et a directement jeté un pavé dans la mare. Ses représentants ont proposé d'inscrire au Patrimoine mondial de l'humanité des sites historiques de Cisjordanie ou de Gaza. La plus sensible d'entre elles concerne le « Caveau des patriarches » dans la ville d'Hébron. C'est là que serait enterré Abraham, ce qui en fait un lieu saint à la fois du judaïsme et de l'islam.
Juifs et musulmans se disputent le contrôle de ce site culturel depuis de nombreuses années, ce qui a suscité de vives tensions, à l'exemple du massacre perpétré par un colon juif extrémiste en 1994, tuant une trentaine de musulmans en prière. En adhérant à l'UNESCO, la Palestine caresse désormais le projet de voir ce tombeau, voire même une partie de la ville d'Hébron, figurer dans l'inventaire du Patrimoine mondial de l'humanité.
Mais le bras de fer entre autorités israéliennes et palestiniennes est déjà entamé. En 2010, Israël a inscrit ce site sur la liste des monuments historiques israéliens, incitant ainsi un maximum de juifs à venir le visiter. De leur côté, les musulmans y multiplient les cérémonies religieuses, dans l'espace qui leur sert de mosquée.
Pour analyser les conséquences de telles stratégies, Pierre-Yves Moret s'entretient avec Riccardo Bocco, professeur de sociologie politique au Graduate Institute à Genève.
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La chronique d'Alix Noble Burnand : des femmes en attendant Noël
Des femmes, quatre femmes, sont mentionnées dans la longue généalogie de Jésus. Des figures bibliques hautes en couleur que nous conte Alix Noble Burnand... en attendant Noël.
Lien : Site internet de la conteuse Alix Noble Burnand
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