HAUTES FREQUENCES
4 décembre 2011 à 20 h. La Première



De l'éthique dans l'assiette



Si le commerce équitable gagne du terrain, le déséquilibre alimentaire reste un fléau majeur à travers le globe.

Tour d'horizon entre pratiquants de la "cuisine éthique" et experts qui nous montrent l'implication de nos choix quotidiens.

Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect. S'il vise une plus grande équité au niveau mondial, il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement dans les pays du Sud.
 

Le commerce équitable (Fair Trade) est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect. [ KCpixs - Fotolia]

A l'Ecole Hôtelière de Genève, le chef Thierry Schlatter est un adepte convaincu de la démarche, qu'il pratique et enseigne. Dans ses cuisines, il démontre que l'approvisionnement sur le marché du commerce équitable est un exercice non seulement possible, mais qu'il gagne du terrain en Suisse dans les mentalités.

A Rome, l'expert Pascal Liu, économiste à l'Organisation des Nations-Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) confirme, chiffres à l'appui, la percée de ce commerce au niveau mondial. Pourtant des statistiques de la FAO montrent aussi que l'alimentation mondiale pourrait nourrir 12 milliards d'êtres humains... alors qu'un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les 5 secondes dans le monde.

Face à ce paradoxe, François Dermange, professeur d'éthique à la faculté de théologie de Genève nous livre son expertise sur les différentes problématiques du commerce équitable comme sur ses limites.

A la veille des fêtes et des repas de fin d'année, un dossier proposé par Gabrielle Desarzens.


Pas de Noël en discothèque

Aussi solides que le calendrier mais aussi aléatoire que la pratique religieuse, les jours fériés enracinés dans des fêtes chrétiennes, sont régulièrement au centre des discussions.

Le christianisme a légué à nos sociétés une véritable organisation du temps social. Monopolistique et profondément ancrée dans un calendrier religieux. Cette organisation n'est pas contestée mais son sens spirituel est en discussion permanente.

L'histoire paraîtrait cocasse si elle n'était pas réelle. A la suite d'une recommandation de deux députés, le Conseil d'Etat neuchâtelois demande aux trois Eglises officielles et à trois communes, de se prononcer sur l'interdiction de danser, encore en vigueur pour 7 jours fériés par année. L'embarras est perceptible du côté des Eglises. Le Conseil d'Etat propose quant à lui de maintenir l'interdiction de danser le Vendredi Saint et le jour de Noël. Il met en avant le caractère familial de la fête, dont la banalisation commerciale ne devrait pas être amplifiée par l'ouverture de discothèques.

Depuis des années, les sociologues ont identifié l'importance des fêtes pour une population qui continue à croire, sans plus guère appartenir. Comment les théologiens analysent-ils cette évolution ? Que conseillent-ils aux autorités ecclésiales ? A vouloir tout maintenir, celles-ci ne courent-elles pas le risque de perdre l'essentiel? La question est posée par un professeur de théologie pratique de l'Université Catholique de Louvain, dans une prestigieuse revue.

Arnaud Join-Lambert brosse le tableau de la situation et des enjeux.

La chronique d'Alix Noble Burnand : des femmes en attendant Noël

Des femmes, quatre femmes, sont mentionnées dans la longue généalogie de Jésus. Des figures bibliques hautes en couleur que nous conte Alix Noble Burnand... en attendant Noël.

Deuxième figure: Tamar, à la recherche d'une descendance.

Lien : Site internet de la conteuse Alix Noble Burnand