HAUTES FREQUENCES
13 novembre 2011 à 20 h. La Première


Funérailles plus trop catholiques

Baisse du nombre de prêtre et sécularisation obligent, l'Eglise catholique a revu la manière de célébrer les funérailles. Qu'en disent famille et amis des défunts ?

Reportage dans la paroisse de Versoix en marge d'une absoute (funérailles sans messe) célébrée par un laïc, l'assistant pastoral Sandro Iseppi.

Alors que la fréquentation des offices dominicaux est au plus bas, les funérailles à l'église restent un standard apprécié : un sondage réalisé en France en 2009 révélait que 75% des funérailles sont célébrées dans des églises alors que seuls 10% des Français s'y rendent le dimanche.

Mais à quoi ressemblent les funérailles chrétiennes aujourd'hui ? Comment les Eglises tiennent-elles compte du pluralisme religieux et de la sécularisation de la société ?

  A quoi ressemblent les funérailles chrétiennes aujourd’hui? [Mary Stark - Fotolia]

Dans le cas de l'Eglise catholique, la baisse du nombre de prêtres a rendu cette mutation encore plus radicale. Le temps où les funérailles ne se concevaient qu'avec une messe dûment célébrée par un prêtre et se terminant invariablement par une inhumation a vécu. Des laïcs - hommes et femmes - sont désormais de plus en plus nombreux à présider des célébrations de funérailles.

Que change cette implication toujours plus grande des laïcs ? Et comment les familles et les amis des défunts ressentent-ils cette mue du rituel du dernier adieu ?

Pour s'en faire une idée, Fabien Hünenberger a assisté à un enterrement dans la paroisse de Versoix. Il y a croisé Sandro Iseppi et Monique Flamand, les deux laïcs qui ont animé l'absoute (célébration sans messe) d'une paroissienne, rencontré des membres de la famille et les amis de la défunte. Un reportage complété par un entretien avec François Fontana, animateur pastoral de l'Eglise catholique de Genève et organisateur de cours pour les laïcs célébrant des funérailles.

Liens
- Sondage sur les funérailles en France (Le Parisien)
- L'évolution des funérailles catholiques (cas français)
- Un article (payant) de la revue « Témoignage chrétien » sur la question
- Formation à la présidence de funérailles de l'Eglise catholique de Genève


La finance se fait sonner les cloches

Dans le contexte de crise économique actuelle, les milieux chrétiens ne se gênent plus de critiquer les excès de la finance.

Leurs propositions, motivées par le souhait d'une meilleure justice et d'une plus grande responsabilité, ne sont pour autant pas toutes de bonnes idées.

 

L'économiste Paul Dembinski. [dr]

Face à la crise financière, le conseil pontifical Justice et paix du Vatican a publié le 24 octobre dernier des propositions pour réformer le monde de la finance dans un document intitulé "Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d'une autorité publique à compétence universelle".

L'Église catholique y prend explicitement position en faveur d'une taxe Tobin sur les transactions financières et d'une séparation entre les banques de dépôt et les banques d'affaires. Elle prône également l'instauration d'une instance de gouvernance financière internationale. Quelle est la pertinence de ces propositions ?
Hautes Fréquences reçoit l'économiste Paul Dembinski pour traiter de ces questions.

Liens :
- Texte du conseil pontifical Justice et paix du Vatican
- Document de la FEPS (février 2010) : "Des règles honnêtes pour une économie équitable. Un point de vue protestant sur les récentes crises financières et économiques"