HAUTES FREQUENCES
30 octobre 2011 à 20 h. La Première


Dialogue interreligieux :  entre évidence et sacrilège

Jeudi, à Assise, des représentants de différentes traditions religieuses ont prié pour la paix, commémorant ainsi la première rencontre de 1986, pionnière en matière de dialogue interreligieux.

Le bilan du dialogue interreligieux ces 25 dernières années est plutôt mitigé:  le scepticisme semble l'emporter sur l'enthousiasme des débuts.

A l'invitation du pape Benoît  XVI, des dignitaires religieux de différentes traditions ont prié pour la paix ce jeudi à Assise (Italie). Si la première rencontre en 1986 a été marquée d'une pierre blanche dans l'histoire du dialogue interreligieux, celle qui s'est déroulée cette semaine a eu lieu dans un contexte  plus crispé.
  La rencontre entre et le sultan Al-Kamel, qui a fasciné les générations suivantes, explique le choix du lieu des rencontres inter-religieuses.Wikipédia

Alors même qu'il est devenu naturel que les religions se côtoient dans notre société mondialisée, le dialogue religieux vit des heures difficiles avec des réticences plus marquées dans toutes les traditions. La prudence a laissé sa place à la méfiance !

Hautes Fréquences fait le point avec trois acteurs du dialogue interreligieux en Suisse romande : Guy Barblan, évangélique, participant à une manifestation interreligieuse organisée ce week end à St-Maurice, Sr Françoise, moniale de la communauté protestante de Grandchamp et membre du DIM (Dialogue Interreligieux Monastique) et Mostari Ben Nasr,  musulman, spécialiste du dialogue interreligieux.

Une émission proposée par Evelyne Oberson.

Liens
Commémoration - à Saint-Maurice - des 25 ans de la rencontre d'Assise
A propos d'Assise (Wikipedia)
Site du Dialogue interreligieux monastique (DIM)
"Le récit de Joseph est-il un affrontement?", ouvrage de M. Ben Nasr



Vers la fin des "bonnes soeurs" ?


Elles sont de moins en moins nombreuses en Europe et en Amérique: le mouvement est de plus en plus marqué dans l'Eglise catholique.

Leur nombre chute beaucoup plus rapidement que celui du nombre de prêtres.

Si les statistiques 2010 de l'Eglise catholique présentent une situation globalement positive dans le monde, le nombre de religieuses diminue régulièrement, surtout en Occident. Elles sont près de 730'000 au total, mais ont perdu près de 10'0000 membres en 2009.

Est-ce la fin des «bonnes soeurs», si populaires dans les cantons catholiques? Olivier Bobineau, sociologue français, chercheur au Groupe Sociétés, Religions, Laïcités au CNRS est l'invité de Bernard Litzler.

Bibliographie :
- Dieu change en paroisse, comparaison franco-allemande, Presses universitaires de Rennes, 2005.
- Balayer la paroisse? Une institution catholique qui traverse le temps, Desclée de Brouwer, 2010 (écrit avec Alphonse Borras et Luca Bressan).

Liens :
Statistiques 2010 de l'Eglise catholique
Présentation d'Olivier Bobineau et du GRSL
Blog perso d'Olivier Bobineau