A VUE d'ESPRIT
du 10 au 14 octobre 2011 à 10.30h. Espace 2
Alexandre Jollien et la quête de soi
Une série proposée par Céline O'Clin
Écrivain, philosophe, handicapé, Alexandre Jollien est avant tout un homme en chemin. Sa recherche est tout autant philosophique qu’existentielle et touche de nombreuses personnes.
Populaire, la pensée d’Alexandre Jollien semble accessible, mais elle reste en un sens difficile à cerner.
Aujourd’hui écrivain, mari et père de trois enfants, Alexandre Jollien a souvent été défini par son handicap. L’infirmité motrice cérébrale dont il souffre l’a conduit à vivre plus de 15 ans en institut spécialisé. Il y découvre la force et le pouvoir de l’esprit mais également la joie au cœur de l’effort, de la défaillance, et de la différence. La philosophie s’ouvre à lui d’abord via Socrate, son premier étonnement philosophique.
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Alexandre Jollien |
Il se fait connaître avec son ouvrage « Éloge de la faiblesse », paru en 1999 et réédité tout récemment. Puis suivent « Le Métier d'homme », « La Construction de soi » et « Le philosophe nu » (2010) qui connaissent un franc succès tant sur plan public que de la critique.
Fort de ce succès de librairie, l’étonnement d’Alexandre Jollien ne reste pas contingenté à la seule philosophie, mais s’ouvre explicitement à la spiritualité. Il participe ainsi de plus en plus à des conférences, des stages et des retraites de développement spirituel. Poussé par une soif de compréhension et de découverte toujours en avant, il s’efforce de ne jamais dissocier ses différentes vocations de ses quêtes intellectuelles et spirituelles. Et s’il suscite un large intérêt, il agace aussi, de par la difficulté à cerner le genre de philosophie à laquelle il se rattache.
Liens :
- Site internet d'Alexandre Jollien
- Bibliographie
d'Alexandre Jollien
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Lundi
De la philosophie à la spiritualité
Les ouvrages d’Alexandre Jollien sont pétris de philosophie et de spiritualité. Si sa philosophie ne peut être réduite à une seule étiquette, puisqu’elle se rattache surtout à l’histoire de la philosophie plutôt qu’à une seule école, sa spiritualité est aussi difficile à cerner clairement. Alexandre Jollien se reconnaît chrétien, mais il se nourrit également d’autres spiritualités. C'est le constat des limites de la raison qui le conduit à davantage prospecter dans les domaines de la méditation et du zen par exemple.
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Mardi
Etre un chrétien en mouvement
Pour Alexandre Jollien, la philosophie offre des outils pour mieux vivre. En matière de religion, il considère que la foi passe nécessairement par l’abandon et la confiance. Soucieux de ne pas être limité à des enfermements, qu’il a trop bien connus, il se montre tout autant désireux de ne pas s’installer dans des certitudes, bien qu’attirés par les questions de la conviction. Loin d’être un paquet de dogmes affirmés, sa croyance se révèle être d’abord une expérience et une pratique assumées corps et âme.
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Mercredi
A corps retrouvé
Dans son histoire, Alexandre Jollien a dû se battre pour ne pas être réduit aux limites d’un corps particulier. Il a parallèlement dû faire l’effort de réapprivoiser son corps et se recentrer sur l’être de chair qui le définit aussi en tant qu’homme. Une autre manière d’être dans le présent pour mieux être à soi et aux autres.
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Jeudi
Etre à l'autre et au monde
Pour Alexandre Jollien, exister ne se limite pas à une simple évidence mais relève d’un combat. Il s’agit notamment de se libérer de ses angoisses, de nos jugements et de nos projections, et vivre le moment comme il vient et les rencontres telles qu'elles se présentent.
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Vendredi
S'alléger du superflu pour mieux être à la vie
La pensée d’Alexandre Jollien ne peut se définir simplement et se révèle être une pensée en chemin. On y trouve une quête de la joie, un attachement à une spiritualité qui libère des affects tout en les reconnaissants et les acceptant, une inclusion des pratiques méditatives du zen, une foi en l’homme et en la capacité à s’engager vers autrui en vivant l’instant présent. Au final, il pourrait s’agir d’une philosophie du non-attachement.
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