HAUTES FREQUENCES
2 octobre 2011 à 20 h. La Première

 

Actu - Six pieds sous terre sans 7e ciel

Le canton de Neuchâtel envisage de ne plus financer les services funèbres assurés par les trois Églises reconnues dans le canton.

Ébranlées, ces dernières doivent répondre à la question essentielle de leur mission dans un contexte de sécularisation et de précarité financière.

Il se peut que dès le premier trimestre de 2012, les trois Églises neuchâteloises reconnues doivent facturer leurs services funèbres aux familles des défunts. Celles-ci ont envoyé un communiqué pour contester cette intention du Conseil d'Etat, qui envisage de ne plus subventionner les services funèbres – bien que cette expression soit à prendre avec prudence, la participation financière de l'État étant une enveloppe globale dans ce canton à régime laïc. Toujours est-il que la situation financière des Eglises à Neuchâtel est précaire, surtout depuis l'annonce de Philip Morris, l'un des plus gros contribuable du canton de ne plus verser la contribution ecclésiastique volontaire.

Comment les Églises doivent-elles réagir ? Faudra-t-il facturer les services funèbres aux familles ? Faut-il changer l'idée même de l'institution religieuse ? Les difficultés financières touchant aussi aux engagements sur le plan de l'aumônerie et de la formation, les Églises ont-elles encore les moyens de se revendiquer de service public ? Retour sur ce dossier en compagnie d'un invité.


Dossier - Birmanie : la revanche des moines

La Birmanie est un pays de forte tradition bouddhiste. La junte militaire
qui tient d¹une main de fer le pays depuis 1962 a tenté d¹acheter les
moines en leur offrant des avantages matériels et en restaurant leurs
pagodes.


Pourtant, au fil des années, la communauté monastique forte de près de 450'000 moines s¹est de plus en plus opposée au régime.

Le point culminant de cette contestation a été la participation à la « révolte de Safran » de 2007. Celle-ci a bien failli mettre fin à la
dictature. Beaucoup de moines ont depuis été emprisonnés, torturés ou se
sont exilés.

A l’occasion de la sortie du documentaire de Claude Schauli « Little Burma, des moines en exil », Hautes Fréquences revient sur l'engagement de ces moines. Ils constituent aujourd¹hui la principale force d'opposition aux militaires. Le réalisateur s’est rendu à Mae Sot, une ville au nord de la Thaïlande qui accueille un très grand nombre de birmans. Parmi eux, des moines s'engagent au plan social, politique et religieux auprès de cette population clandestine très pauvre.

Colin Arthur, vice-président de l¹association Suisse-Birmanie, revient sur l'enracinement du bouddhisme dans ce pays. Claude Schauli évoque les conditions de ce tournage et l’avenir de la Birmanie après les élections de 2010, la libération d¹Aung San Suu Kyi et l'arrivée de Thein Sein comme président de la république.

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