Actu - Six pieds sous terre sans 7e ciel
Le canton de Neuchâtel envisage de ne plus financer les services funèbres assurés par les trois Églises reconnues dans le canton.
Ébranlées, ces dernières doivent répondre à la question essentielle de leur mission dans un contexte de sécularisation et de précarité financière.
Il se peut que dès le premier trimestre de 2012, les trois Églises neuchâteloises reconnues doivent facturer leurs services funèbres aux familles des défunts. Celles-ci ont envoyé un communiqué pour contester cette intention du Conseil d'Etat, qui envisage de ne plus subventionner les services funèbres – bien que cette expression soit à prendre avec prudence, la participation financière de l'État étant une enveloppe globale dans ce canton à régime laïc. Toujours est-il que la situation financière des Eglises à Neuchâtel est précaire, surtout depuis l'annonce de Philip Morris, l'un des plus gros contribuable du canton de ne plus verser la contribution ecclésiastique volontaire.
Comment les Églises doivent-elles réagir ? Faudra-t-il facturer les services funèbres aux familles ? Faut-il changer l'idée même de l'institution religieuse ? Les difficultés financières touchant aussi aux engagements sur le plan de l'aumônerie et de la formation, les Églises ont-elles encore les moyens de se revendiquer de service public ? Retour sur ce dossier en compagnie d'un invité.
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