A VUE d'ESPRIT
du 22 au 26 août 2011 à 13.30h. Espace 2
Job, un résistant universel
Une série proposée par Pierre-Yves Moret
Tout perdre, souffrir, résister. La figure de Job résonne dans les drames humains individuels et collectifs à travers le monde.
Présent dans les 3 religions monothéistes comme dans l’imaginaire collectif, il continue d’inspirer tant les théologiens que les artistes et les écrivains.
L’histoire de Job est particulière : on la retrouve dans toutes les civilisations, même avant l’ère biblique. Au fil du temps, le personnage a tout à tour inspiré ou irrité nombre d’écrivains, de philosophes, de théologiens, de peintres, de musiciens, de poètes, de cinéastes et de metteurs en scène.
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« Il y a des millions de Job », confirme l’écrivain et journaliste Pierre Assouline. Des reflets visibles dans les réalités du commun des mortels, marquées de petites souffrances quotidiennes, aux victimes du tremblement de terre ou celles qui doivent fuir les conflits de leur région. Mais il se dégage avant tout de ce personnage une figure majeure de résistance, estime l’auteur français.
Dans la foulée de son dernier livre « Vies de Job », le biographe nous parle des découvertes et des rencontres qu’il a faites au fil de son enquête sur Job. Puis le pasteur Pierre-André Pouly, la théologienne Lytta Basset et le professeur de littérature Hans-Jürgen Schrader nous partagent leur lecture de l’histoire de ce personnage parmi les plus fascinants de l’Ancien Testament.
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Lundi
Job, une figure de résistance
Job incarne le côté fraternel, universel du « Juste souffrant », ce qui lui accorde un succès encore jamais démenti depuis 25 siècles environ, estime le journaliste, écrivain et biographe français Pierre Assouline.
Personnage proche des gens « parce que tous peuvent s’identifier à lui », Job est surtout pour l’auteur une figure de résistance majeure.
- Pierre Assouline, Vies de Job, Gallimard, 2011
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Mardi
L’histoire de Job dans celle des hommes
La lecture de l’histoire de Job a été, pour Pierre Assouline, un prétexte pour parler de « Job en moi et de ses traces en nous ». Ce personnage « m’a éclairé, m’a permis d’accepter ce que je n’acceptais pas, soit la mort des autres », témoigne-t-il.
- Blog de Pierre Assouline
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Mercredi
Une trajectoire christique
La Passion du Christ a souvent été mise en résonnance avec l’épreuve de Job. Tous deux ont souffert, ont crié à Dieu leur souffrance. Et n’ont pas eu des amis qui ont su les soutenir. Pour le pasteur Pierre-André Pouly, la parole qui dit la souffrance inacceptable est légitime et permet une relation nouvelle à Dieu.
- Crêt Bérard
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Jeudi
Un modèle de colère
Une fois privé de tous ses biens, après avoir perdu ses enfants et frappé par la maladie, Job se met en colère contre Dieu. S’il y a un « non-savoir » fondamental dans ce qui arrive à l’être humain en termes de souffrance, l’expression de ce sentiment violent traduit le choix de vivre, selon la théologienne Lytta Basset.
- Lytta Basset, Sainte colère, Labor et Fides, 2002
- Lytta Basset, Le pardon originel, Labor et Fides, 2000
- Lytta Basset sur le site de l’Unine
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Vendredi
Quand Job s’invite chez Goethe
La figure de Job a largement été réinvestie par la littérature, allemande en particulier. Le point avec Hans-Jürgen Schrader, professeur émérite de littérature à l’Université de Genève. Il explique notamment les analogies entre Job et le Faust de Goethe.
- Collectif, De la Bible à la littérature, Labor et Fides, 2003
- Hans-Jürgen Schrader sur le site de l’Unige
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