HAUTES FREQUENCES
7 août 2011 à 20 h. La Première

Qui veut donner des millions ?

Depuis juillet 2009, l'initiative « The giving pledge » invite les milliardaires à consacrer au moins la moitié de leur fortune à la philanthropie. 60 d'entre eux y ont adhéré publiquement.

Moins médiatisée, la philanthropie se développe aussi en Europe. Mauvaise conscience des riches ? Envie de changer le monde ? Remède aux querelles de succession ? Hautes Fréquences a rencontré de riches philanthropes.


Avec ses 47'000'000 dollars de fortune personnelle, Warren Buffet figure au 3e rang du classement Forbes des fortunes mondiales. Veuf, père de trois enfants, il vit depuis 1957 dans sa maison du Nebraska. Or voilà que, depuis quelques années, cet investisseur réputé économe dépense sa fortune d'une manière toujours plus intense dans des projets philanthropiques.

  "Hautes Fréquences" a rencontré de riches philanthropes. [tristan02 - Fotolia]


Il s'est même engagé à en redistribuer au moins 99% sous la forme de dons. En juillet 2009, avec ses amis Bill et Melinda Gates (les « numéro 2 » du classement Forbes), il a même poussé plus loin en lançant « The giving pledge », une invitation lancée aux 400 personnes les plus riches de la terre à céder au moins la moitié de leur fortune à des oeuvres philanthropiques. Quelle qu'en soit le but : santé publique, micro-finance, développement, culture, etc.

Très médiatisée aux Etats-Unis, la philanthropie reste une activité que l'on pratique avec discrétion en Europe. Et plus encore lorsqu'il s'agit de la Suisse. Mais le développement de ce secteur est réel ; des banques ont créé des services spécialisés pour conseiller leurs riches clients et le philanthrope, aujourd'hui, ne se contente plus de sortir le chéquier : la tendance est à une implication croissante des philanthropes dans le suivi des projets qu'ils financent.

Qui veut donner des millions ? Quelles sont les racines morales, philosophiques, psychologiques, politiques, eschatologiques... ou fiscales de la philanthropie contemporaine ? Comment pratique-t-on la philanthropie aujourd'hui ? Catherine Erard et Fabien Hünenberger ont rencontré des personnes riches à millions pour s'en faire une idée :
Marc Odendall, ancien banquier d'affaire
Odon Vallet, écrivain, spécialiste des religions
Marie et Gilles, anciens managers du secteur informatique

Et proposent également l'éclairage d'Etienne Eichenberger, co-fondateur de Wise, un bureau de « conseil en philanthropie » basé à Genève.

Bibliographie :
« La nouvelle philanthropie. (ré)invente-t-elle un capitalisme solidaire ? », Virginie Seghers, Autrement.
Liens :
- Un article de « La Croix » sur Odon Vallet
- Geopolitis (6.12.2010) : « Milliardaires : que font-ils de tout leur argent ? »
- Classement Forbes des milliardaires
- Initiative de la banque Lombard Odier pour dynamiser la philanthropie en Suisse
- Initiative « The giving pledge »
- Bureau de conseil philanthropique Wise
- Temps Présent, 28.12.2007 : « Ces grandes fortunes qui veulent sauver le monde »
- Une biographie de Marc Odendall


 


Ce que croient les Suisses - Les "alternatifs"



A quoi croient les Suisses? Si on sait aujourd’hui clairement que les Eglises historiques continuent à perdre beaucoup de terrain… les convictions des Helvètes n’ont pas disparu, mais elles évoluent.

Les photographies du "croire en Suisse" prises par le sociologue Roland Campiche dès la fin des années 80 ont vieilli, mais les contours esquissés sont encore pertinents. Aujourd'hui, de nouveaux clichés permettent de mieux comprendre les diverses postures que l'on adopte en Suisse face aux religions.

Cette troisième émission nous permet de parler des "alternatifs". Ils se sont détournés du christianisme et ont poursuivi leur quête de spiritualité dans d'autres directions. Si leur nombre est stable, les offres thérapeutiques et ésotériques ont explosé, témoins d'un brassage d'idées sans précédent.

En compagnie de la sociologue Mallory Schneuwly Purdie, auteure d'un rapport financé par le fonds national de recherches scientifiques (PNR58), nous approchons cette catégorie de croyants dont les convictions sont fortes, mais le regard sur les religions sévère.

Un entretien signé Jean-Christophe Emery.

Liens :