HAUTES FREQUENCES
5 juin 2011 à 20 h. La Première

Mon patron est un curé

Peut-on licencier un ecclésiastique pour incompétence ? Par-delà cette question dont la banalité n'est qu'apparente, la gestion des ressources humaines des Eglises est un exercice périlleux.

La professionnalisation des rapports de travail pose des questions éthiques et pratiques auxquelles les institutions doivent trouver des réponses.

Il y a quelques dizaines d'années, le personnel de l'église catholique se résumait à des prêtres et des dames bénévoles. Il n'était alors pas question d'évaluation du travail pastoral. Hors de question également d'envisager un licenciement pour incompétence. Ce temps lointain est aujourd'hui révolu et les vicaires pastoraux en charge de la gestion des ressources humaines se trouvent face à des laïcs formés, qui ont des cahiers des charges précis et qui demandent à être évalués, à pouvoir évoluer dans leur carrière et à trouver des lieux de parole neutre en cas de conflits. Cette complexification de la gestion des ressources humaines amène certains vicaires épiscopaux à se faire aider de professionnels. L'abbé Jean-Jacques Theurillat, délégué épiscopal pour le Jura Pastoral a décidé de lancer un audit sur ces questions. Dans le canton de Vaud, l'entrée en vigueur en 2007 de la nouvelle constitution qui entre autres accorde plus de financement à l'église catholique, amène cette dernière à rendre compte à l'Etat du travail effectué. Jean-Marc Zwissig, depuis 17 ans responsable des agents pastoraux laïcs, explique l'évolution des exigences en terme de recrutement et de formation des futurs agents pastoraux,

A travers l'exemple jurassien et vaudois, à travers également le témoignage d'un animateur pastoral engagé pour les gens de la rue et les migrants, Pascal Devanthery, le regard extérieur de Maxime Morand, directeur des ressources humaines chez un banquier privé et formateur pour le personnel d'église, et les propos de Nicolas Besson, responsable de l'office des ressources humaines dans l'Eglise évangélique réformée vaudoise, Catherine Erard vous propose de mieux comprendre comment le "métier d'église" et la gestion de ce personnel se professionnalisent de plus en plus.


La patinoire des miracles

Pour la cinquième fois, une conférence internationale de guérison vient de battre son plein dans la capitale vaudoise.

Quelques 2000 personnes de Suisse, mais aussi des pays limitrophes, ont afflué à cet événement initié en 2003. Du 1er au 4 juin, les organisateurs ont ouvert leurs portes chaque soir pour un « Service de guérisons et miracles ».

Organisée par l’Association internationale des ministères de guérison (AIMG), qui a son siège à Oron, elle a offert une tribune à différents intervenants charismatiques, tant protestants que catholiques.

Quelles sont les limites de l’exercice ? Et que faut-il comprendre par guérison ? La formule organisée à large échelle par l’AIMG divise le monde chrétien. Le point avec Ernest Geiser, pasteur de l’Eglise évangélique mennonite de Tavannes et membre du Conseil de l’AIMG, et Vincent Schmid, pasteur réformé de l’Eglise Protestante de Genève.

Une actualité proposée par Gabrielle Desarzens

Liens :
- Le site officiel de la conférence
- Le site de la communauté de E. Geiser
- Le site de la cathédrale de Genève (V. Schmid)