HAUTES FREQUENCES
8 mai 2011 à 20 h. La Première

Musulman, croyant, non-pratiquant

Ils viennent de Tunisie, d’Egypte et d’Iran, et appartiennent à la génération qui est descendue dans les rues des villes pour réclamer plus de liberté au cours de ce printemps arabe.

Etudiants et musulmans, ils marquent une certaine distance vis-à-vis de la religion. "Hautes fréquences" a rencontré ces jeunes musulmans empreints de sécularisation.




Les mouvements de protestation qui ont agité les rues de Tunis, du Caire et de bien d’autres villes du monde arabe ont largement été portés par la jeune génération des pays concernés. D’abord d’ordre sociales et économiques, leurs revendications ont laissé de côté les arguments religieux.

  La révolution tunisienne. [Fethi Belaïd - AFP]

Ces jeunes s’inscrivent pourtant dans la culture et l’histoire musulmane de leurs pays, mais il s’en affranchissent également à leur manière. Retour sur cette sécularisation arabe où plusieurs facteurs entrent en compte: une urbanisation croissante, une meilleure éducation et un plus grand accès aux réseaux d’information. "Hautes fréquences" donne la parole à des jeunes ayant grandi en Tunisie, en Egypte ou en Iran. Trois réalités différentes et pourtant représentatives d’une nouvelle manière de vivre l’islam pour cette génération des pays musulmans.

Farhad Khosrokhavar, sociologue franco-iranien donne également quelques éléments sur ces différentes situations, et sur le mécanisme de sécularisation dans le monde arabe, où la foi s’individualise.

Il a publié avec Amir Mikpey "Avoir vingt ans au pays des ayatollahs. Vivre dans la ville sainte de Qom", Paris : Robert Laffont, 2009. Il a aussi écrit "Inside Jihadis, Boulder, London: Paradigm Publishers, 2009 (en anglais).

Un sujet proposé par Catherine Erard et Pierre-Yves Moret.

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  Un habitant d'Abbottabad contre un mur proche de la maison dans laquelle Oussama Ben Laden a été tué le 6 mai 2011. [Aamir Qureshi - AFP]

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Michel Boivin, spécialiste du Pakistan et membre du Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud à L’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS) répond à Catherine Erard.

Michel Boivin sur le site des PUF