HAUTES FREQUENCES
17 avril 2011 à 20 h. La Première

Syrie : mosaïque religieuse sous tension


La Syrie connaîtra-t-elle aussi un changement de régime ? Hautes Fréquences se penche sur le rôle que joue la religion dans les événements récents.

Dominé politiquement par la minorité alaouite, le pays est une mosaïque de communautés religieuses qui cohabitent... mieux que dans beaucoup de pays de la région.

Quelque peu éclipsée par l'actualité libyenne ou égyptienne, l'actualité syrienne pose de nombreuses questions, à la fois politiques et religieuses. Car le pays est actuellement dirigé par un homme, Bachar al-Assad, issu d'une minorité religieuse, la communauté alaouite, en proie à une contestation grandissante dans des zones majoritairement sunnites.


La religion serait-elle, plus qu'en Tunisie ou en Égypte, l'un des moteurs d'une révolution qui a trouvé des relais dans les mosquées ? La communauté sunnite, à laquelle appartiennent 75% des Syriens, rêve-t-elle de reprendre les rennes du pouvoir ? Et quelles rôles les multiples minorités religieuses présentes dans le pays - dont les chrétiens - peuvent-elles jouer dans l'équation syrienne ?

  Cour de la mosquée des Omeyyades, Damas

Pour mieux comprendre la dynamique de ce pays de 22 millions d'habitant qui vit depuis 1970 sous la férule du régime de la famille Al-Assad, Fabien Hünenberger a interrogé l'économiste Samir Aïta, rédacteur en chef de l'édition arabe du mensuel « Le Monde diplomatique ».

Il s'est également intéressé à un documentaire présenté récemment à Nyon lors du festival « Visions du réel » et qui traite de l'amitié entre un cheikh soufi de Damas et un frère catholique du monastère chrétien de Mar Moussa. Le réalisateur, Andres Rump, et le fondateur de la communauté chrétienne de Mar Musa, le Père Paolo Dall'Oglio, lui ont livré leur point de vue sur le dialogue interreligieux en Syrie.

Liens :
- Les musulmans alaouites
- Présentation de Samir Aita
- Le Monde diplomatique, en arabe
- Présentation du film « Cheikh Ibrahim, Frère Jihad » au festival « Visions du réel », Nyon - du 7 au 13 avril 2011


Burakumin : les intouchables de Fukushima

Au japon, les ouvriers japonais qui acceptent de travailler à la centrale nucléaire de Fukushima sont pour bon nombre d'entre eux des Burakumin, une minorité japonaise très fortement discriminée.

Comparables aux intouchables indiens, ils sont les descendants de la caste qui avait le monopole des métiers en lien avec la mort.

Une discrimination qui remonte aux racines du shintoïsme japonais. Cette religion qui associe la bonté à la pureté et à la la propreté, a créé ses propres parias : les Burakumin.

Jérôme Ducor, bonze d'un temple bouddhique japonais, conservateur du département Asie au Musée d'ethnographie, Genève répond à Catherine Erard.

Lien :

- Les Burakumin sur Wikipédia