A VUE d'ESPRIT
du 21 au 25 mars 2011 à 10.30h. Espace 2

Visages de l'islam au Sénégal

Une série proposée par Bernard Litzler


Histoire et particularités des familles confrériques musulmanes

L'islam confrérique, très majoritaire au Sénégal, offre un tableau pacifique et tolérant de la religion musulmane. D'essence soufie, ces familles confrériques (ou «tariqas») prônent la paix dans le comportement individuel et social : tijanes, mourides, khadrs ou layènes, leur pratiques spirituelles imprègnent en profondeur l'histoire et les réalités quotidiennes de la société sénégalaise.

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  Dignitaires musulmans [B. Litzler]

Cette semaine «A Vue d'esprit» plonge dans cette réalité, entre héritages spirituels, tentatives de récupération politiques, concurrence entre confréries et rapports apaisés avec la minorité catholique.
A Dakar, des islamologues, imams et prêtre au micro de Bernard Litzler.

Lien :
Wikipédia : Religions et croyances au Sénégal


Lundi
Une histoire particulière


L'islam au Sénégal s'est implanté largement à partir des XVIII-XIXe siècles, «grâce» à la colonisation française. Il s'est révélé une force d'opposition redoutable à l'emprise des colons.
Présentation de cette histoire tourmentée par Djibrill Diakhaté,professeur de sociologie à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à l'Institut africain de Management (IAM).

Mardi
La confrérie tijane


La famille confrérique la plus nombreuse au Sénégal, la tijania, est originaire d'Afrique du Nord. Elle a sa ville sainte, Tivaouane, des branches différentes et une spiritualité mystique affirmée.
Le professeur Abdul Aziz Kébé, universitaire et membre de cette confrérie, nous la présente, sans détours, entre résistance aux colons français et nouvelle territorialité spirituelle en milieu urbain.
[B. Litzler]

Mercredi
La confrérie mouride


Commerçants, hommes d'affaires ou cultivateurs d'arachides, les mourides constituent la tariqa la plus influente du pays. Cette confrérie fondée au Sénégal par Ahmadou Bamba (1853-1927), exilé par le colonisateur, marque le Sénégal.
Elément essentiel du brassage social, la confrérie participe de l'équilibre social du pays. Entretien avec Khadim Mbacké, islamologue, chercheur à l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN) à Dakar.
[B. Litzler]

Jeudi
Autres regards sur l'islam sénégalais

Penda Mbow, historienne, estime que le fonctionnement des confréries  du Sénégal est «sclérosé». Elle appelle à un renouveau, à un Luther qui réformerait ces familles musulmanes.
[B. Litzler]

Quant à l'imam El Hadj Oumar Diène, il condamne fermement les pratiques de l'islam qui contreviennent au climat paisible du pays et à  la violence armée prônée par certains fondamentalistes religieux.
[B. Litzler]

Vendredi
Et les catholiques ?

Même s'ils ne sont que 5 à 6%, les catholiques sénégalais vivent sereinement leurs relations avec lerus voisins musulmans. L'abbé Alphonse Seck, vicaire général de l'archidiocèse de Dakar, parle d'une minorité «qui vit sans complexes».
[B. Litzler]
Le chapelet musulman, largement utilisé par les tariqas, rappelle combien la dimension de prière unit les croyants par-delà les difficultés. Abdul Aziz Kébé explique comment prient les musulmans.

[B. Litzler]


  Portraits de chefs religieux