HAUTES FREQUENCES
20 février 2011 à 20 h. La Première

L'islam de chez nous

Le Conseil central islamique suisse, mené par Nicolas Blancho, organise ce samedi 19 février sa conférence annuelle à Bienne.

Une rencontre qui met en lumière la réalité des Suisses convertis à l'islam. Des néo-musulmans dont les aspirations ne sont pas forcément celles des musulmans venus d'autres cieux.



Le comité du Conseil central islamique suisse (CCIS) a intitulé sa conférence annuelle « la façon de concilier l'identité islamique avec l'époque  moderne ». Ils ont invité des orateurs du pays et de l'étranger, dont des personnes qui se sont converties à l'islam, à l'image de Nicolas Blancho, président du CCIS.

Nicolas Blancho
  Nicolas Blancho, président du Conseil central islamique suisse. [Gaetan Bally - Keystone]

L'objectif est d' « encourager beaucoup de musulmans à participer activement au discours actuel et futur autour de l'islam en Suisse et en Europe », dans l'idée de « concilier l'identité islamique avec l'époque moderne ».

La démarche du CCIS reflète l'activisme des cercles musulmans constitués de convertis, une démarche à laquelle n'adhèrent pourtant pas naturellement tous les milieux musulmans de Suisse.

Qui sont les participants à cette conférence? Comment imaginent-ils l'avenir de l'islam en Suisse? Et quel rôle les convertis jouent-ils? Hautes fréquences propose un reportage réalisé lors de la conférence de Bienne, ainsi que l'expertise de plusieurs intervenantes. Susanne Leuenberger est doctorante à l'Université de Berne, elle prépare actuellement un travail sur les Suisses convertis à l'islam. La sociologue des religions Mallory Schneuwly Purdie travaille sur la question de l'identité individuelle et collective des musulmans de Suisse, la diversité de la présence musulmane sur le territoire helvétique et les questions relatives à la religion et aux formes de religiosité des populations musulmanes. Enfin, Brigitte Knobel et Séverine Desponds du Centre intercantonal d'information sur les croyances (CIC) s'intéressent à la doctrine, l'organisation et les activités des communautés religieuses, dont le CCIS.

Un dossier préparé par Pierre-Yves Moret.


 


Quête de salut derrière les barreaux


Le pluralisme religieux, ethnique et linguistique est aujourd'hui une réalité carcérale à laquelle les aumôniers ne sont pas formés.

Tel est notamment le constat des chercheurs d'une étude menée à Lausanne dans le cadre du programme national de recherche sur les relations des collectivités religieuses et l'Etat (PNR 58).

Le personnel des prisons devrait être mieux informé sur l'islam, ainsi que sur les cultures africaines et arabes, soulignent également les chercheurs. Le point de la situation avec un invité qui décortiquera avec nous les résultats de l'étude. Un entretien proposé par Gabrielle Desarzens.

Liens :
- Enjeux sociologiques de la pluralité religieuse dans les prisons suisses
- Prison de la Tuillère (Lonay, VD)