HAUTES FREQUENCES
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Le nouveau venu aura fort à faire dans un diocèse écartelé entre 10 cantons jaloux de leur indépendance et chatouilleux sur la question de la "démocratie dans l’Eglise". |
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| Felix Gmür [Monika Flueckiger - Keystone] | |
| Ce n’est pas une tâche facile qui attend Felix Gmür, 44 ans, actuel secrétaire général de la Conférence des évêques de Suisse. Le diocèse de Bâle, avec ses 3 millions d’habitants dont un tiers de catholiques, est le plus gros de Suisse. Un diocèse qui couvre 10 cantons – dont celui du Jura – qui ont chacun leurs spécificités. Et qui ont même leur mot à dire dans la procédure de sélection de l’évêque. Il faudra beaucoup de doigté et de sens politique au nouvel évêque pour apprivoiser une structure où, selon le droit canon, c’est lui le patron du diocèse, mais où, dans les faits, ce sont des structures cantonales voire paroissiales reconnues par l’Etat qui tiennent les cordons de la bourse. Catherine Erard et Fabien Hünenberger se sont intéressés au diocèse de Bâle, à sa culture hyper-démocratique et contestataire, à ses spécificités qui tranchent avec l’image habituelle d’un catholicisme hiérarchisé. A leur micro : les Lucernois Florian Flohr, organisateur d’une distribution de préservatifs en gare de Lucerne en octobre dernier, Dietrich Wiederkehr, capucin et professeur émérite de dogmatique, et Walter Ludin, capucin et journaliste, ainsi que le député jurassien Jean-Paul Miserez, initiateur d’une pétition demandant que les hommes mariés puissent devenir prêtre. Et, bien sûr, le nouvel évêque, Mgr Félix Gmür. Sur le même sujet : |
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