HAUTES FREQUENCES
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Ce nettoyage ethnique est considéré comme le pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) va même plus loin et le qualifie, en 2004, de génocide.
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| Femme bosniaque priant au Memorial Center de Potocari, près de Srebrenica. - Amel Emric [Keystone] | |
| Toutefois, si les Accords de Dayton – signés quelques mois après le massacre – mettent fin à trois années de conflit, ils imposent la création d’un système politique qui entérine de fait la partition du pays en deux entités politiques et ethniques distinctes : la Fédération croato-musulmane et la République serbe de Bosnie. Or, la région de Srebrenica, historiquement musulmane, fait désormais partie de la République serbe de Bosnie – à dominante orthodoxe – imaginée par les deux têtes pensantes du génocide : Radovan Karadzic et Ratko Mladic. Les relations en pâtissent fortement. « On me dit que je suis un traître parce que j’ai épousé une Musulmane. On a été obligé de cacher notre relation à nos familles jusqu’au mariage. C’était pas comme ça avant la guerre. » affirme un jeune Serbe qui a fui les combats. Il n’attend qu’une chose, « qu’un ami musulman m’invite à faire la marche avec lui. » Quinze ans après la guerre, où en est la Bosnie-Herzégovine ? Comment reconstruire un pays, une nation après de telles atrocités ? La marche pour la Paix sert-elle réellement à quelque chose ? Un reportage de Christophe Canut. |
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Elie Wiesel, une voix pour témoigner
L'écrivain juif américain Élie Wiesel sort un nouveau roman, intitulé "Otage". Un livre qui dénonce le terrorisme et milite pour la liberté.

Par son oeuvre littéraire, riche de plus de 40 écrits, il est un défenseur inconditionnel de la liberté. Récompensé en 1986 du Prix Nobel de la Paix, il s'engage également sur les plans politiques et médiatiques, avec une conviction qui lui vaut également critiques et incompréhensions, notamment devant son soutien fidèle à la politique israélienne.
Pierre-Yves Moret a rencontré Élie Wiesel à Paris. L'occasion d'entendre l'écrivain parler de son besoin "urgent" de dénoncer le terrorisme, son attachement à défendre les causes humaines ainsi que ses réactions devant l'actualité des Roms en France, premier pays d'accueil d'Élie Wiesel après les camps nazis.
Références :