"Le conte de Noël d’Auggie Wren", écrit par Paul Auster en 1990 sur demande du New York Times, sort des clichés du genre. Il interroge toutefois plusieurs composantes et valeurs de Noël.
Le New York Times avait demandé à Paul Auster d’écrire un conte de Noël pour son édition du 25 décembre 1990. Dans son récit, l’écrivain relate le soutien de son vendeur de tabac de Brooklyn, Auggie Wren, à qui il a confié son incrédulité devant cette tâche. En échange d’un déjeuner, Auggie lui raconte son histoire de Noël, survenue des années auparavant. Tout commence par un vol dans sa boutique, et tout se terminera par une incertitude: cette histoire est-elle vraie?
Loin des clichés du genre, le récit de Paul Auster semble pencher plutôt du côté du conte amoral, du fait qu’il ne soit pas bon enfant. L’auteur fonde pourtant son histoire sur une interrogation morale, mais il s’intéresse d’abord au destinataire de ce conte, plutôt qu’aux ingrédients de la tradition. Loin des artifices et des décorations lumineuses, "Le conte de Noël d’Auggie Wren" est ancré dans l’humanité banale de ses protagonistes, faite de défauts, de fraternité et de mensonges. Il révèle par là un quotidien parlant et incarné, et rejoint les questions centrales de ce qui fait les relations humaines, de la vérité et des bons sentiments.
Après la publication de ce conte par le New York Times, le cinéaste Wayne Wang contacta Paul Auster et lui proposa d’écrire un film à partir de cette histoire. C’est ainsi que naquirent les films "Smoke" et "Brooklyn Boogie", avec Harvey Keitel dans le rôle d’Auggie Wren.
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