HAUTES FREQUENCES
14 novembre 2010 à 20 h. La Première
Niomoune, le fétiche et l'église
Reportage de Virginie Pilault en Casamance, dans le sud du Sénégal, où animisme et catholicisme font bon ménage.
En deuxième partie un entretien avec Bénézet Bujo, professeur émérite de l'Université de Fribourg et spécialiste de théologie africaine.
Niomoune: ce petit village au nom évocateur n'est accessible qu'en pirogue, ou en bateau. Pas de route, pas d'électricité, pas d'eau courante... mais une église, où se rendent chaque dimanche matin les villageois. Cette région est catholique, alors que la grande majorité des Sénégalais est de confession musulmane. Catholique, mais aussi animiste.
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Barque |
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A Niomoune en effet, le village est ponctué d'étranges constructions de bois, de pierre, de coquillages... ici une petite hutte, là des ficelles accrochées aux branches d'un arbre, ailleurs encore un monticule de terre orné d'ossements... Autant de signes qu'il faut décoder. |
| Funérailles |
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Pierre nous sert de guide. Il est féticheur et catholique pratiquant. Il nous explique que ce sont là les signes de l'existence des fétiches: ces puissances invisibles qui, selon les croyances animistes, influencent la vie de chacun.Pierre ne voit aucune contradiction entre ses deux identités religieuses. L'animisme est la religion de ses ancêtres. Le catholicisme, la religion de la modernité. Mais on fond, on prie toujours le même Dieu. |
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Autre son de cloche - si l'on peut dire - chez Luc André Diata, le prêtre de Niomoune: en poste depuis seulement deux ans, celui-ci voit d'un assez mauvais oeil les pratiques animistes de ses fidèles. Il aimerait les ramener dans "le droit chemin", mais la partie n'est pas gagnée... |
| Défunte |
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| Un reportage signé Virginie Pilault suivi d'un entretien avec Bénézet Bujo, professeur émérite de l'Université de Fribourg et spécialiste de la théologie africaine sur la question de la cohabitation du christianisme et de l'animisme en Afrique aujourd'hui. |
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Que ce soit au Valais ou à Lucerne, les signes religieux dans les lieux publics continuent à générer un débat infini. Les libre-penseurs s'affrontent aux défenseurs d'une culture chrétienne dans une joute oratoire qui fait écho aux nouvelles questions générées par la présence de l'islam.
Et si les uns redressent les croix sciées par les autres, il n'en reste pas moins que le rapport à la visibilité du religieux et à sa privatisation restent des problématiques omniprésentes.
Les querelles autour de la présence du religieux dans les écoles ne sont pourtant pas récentes. Hautes Fréquences se propose de prendre un peu de champ en compagnie de l'historien Francis Python, professeur à l'Université de Fribourg. Il décortiquera, en notre compagnie, les précédents relatifs à l'histoire de la Suisse contemporaine.
Une interview de Jean-Christophe Emery.
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