HAUTES FREQUENCES
24 octobre 2010 à 20 h. La Première
La saga de la Sagrada Familia
La Sagrada Familia est le monument le plus visité d'Espagne, avec près de 3 millions de visiteurs par an.
Cette église, devenue le monument le plus emblématique de Barcelone, en est aussi l'un des plus surprenants : en construction depuis 1883, elle sera consacrée en novembre prochain par le pape, mais ne devrait être achevée qu'en 2026 ! Au mieux.
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Vue depuis le parc Güell [F.Hünenberger/RTS] |
| Le « Temple expiatoire de la Sainte Famille », nom complet de la Sagrada Familia, est extraordinaire à plus d'un titre. Depuis quelques années, elle dépasse en nombre de visite l'Alhambra de Grenade et le musée du Prado à Madrid.
Née de l'imagination de l'architecte catalan Antoni Gaudi, déclarée patrimoine de l'humanité par l'Unesco, cette église catholique est difficilement classable. Adaptation ibérique du style Art nouveau, le bâtiment foisonne d'éléments architecturaux novateurs et de symboles mystiques liés à la nature.
Le 7 novembre prochain, le chantier franchira un pas important : le Pape Benoît XVI se rendra à Barcelone pour consacrer l'église et y célébrera alors la première messe à l'intérieur de sa nef.
Fabien Hünenberger s'est rendu à Barcelone pour mieux comprendre l'histoire, les défis et les acteurs de ce chantier qui fascine bien au-delà des frontières du catholicisme. Il y a notamment rencontré Jordi Bonet i Armengol, l'architecte en charge des travaux.
Liens :
- Le site officiel
- A propos de la consécration du 7 novembre 2010 (en français)
- A propos de la consécration du 7 novembre 2010 (en anglais)
[Photos : F.Hünenberger/RTS]
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Des requérants qui forcent la charité chrétienne
Depuis mercredi, et après plus d'une semaine de négociation, trois requérants d'asile menacés de renvois ont trouvé refuge dans une paroisse lausannoise.
La situation révèle un certain malaise, les requérants faisant pratiquement acte d'occupation, et les Eglises ouvrant leur porte par charité, mais sans véritable enthousiasme. Un sujet proposé par Christophe Canut.
De par son ampleur moindre et les faibles réactions qu'il suscite, le scénario diffère de ce qui s'est passé en 2004 avec les "523", lorsque les églises vaudoises avaient servi de refuge pendant plusieurs mois. La paroisse protestante de La Sallaz accueille depuis mercredi ces 3 requérants d'asile : un Congolais, une Kosovare et un Albanais, accompagnés 24 h sur 24 par des membres de « Droit de rester », le collectif lausannois en lutte contre la politique suisse en matière d'asile.
Ce refuge est pourtant à durée limitée. Après des négociations serrées entre les Eglises du canton de Vaud et le collectif, la paroisse a accepté d'héberger ces personnes jusqu'à la fin des vacances scolaires vaudoises, le 29 octobre. Pour la suite, les Eglises protestante et catholique se sont engagées à rechercher d'autres paroisses refuges. Cette situation temporaire traduit le malaise des rapports entre les Eglises et le groupe « Droit de rester ».
Le collectif fait pression auprès des Eglises pour accueillir les requérants, et les Eglises, conscientes de leur devoir de charité, trahissent une gêne à ouvrir ainsi leurs portes, exigeant que les occupants renoncent à toute résistance en cas d'intervention policière.
Christophe Canut revient sur ce sujet d'actualité avec son invité.
Lien :
Le mouvement "Droit de rester"
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