HAUTES FREQUENCES
17 octobre 2010 à 20 h. La Première
L'Eglise catholique belge dans la tourmente linguistique
Enquête sur un catholicisme empêtré dans les querelles entre néerlandophones et francophones.
Ingrid Dubach-Lemainque s’est intéressée à la cohabitation des deux communautés linguistiques dans les églises de la région bruxelloise.
Près de 200 ans après sa création, le Royaume de Belgique est confronté à un nouvel accès de crise identitaire.
Partagée entre les communautés néerlandophones, au nord, francophone, au sud - sans oublier la minorité germanophone des cantons de l’est, la Belgique survivra-t-elle à cette énième remise en question de ses structures fédérales ? Ou s’achemine-t-on vers une séparation du pays ?
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Le logo de la paroisse Saint-Paul à Woluwe-Saint-Pierre en Belgique. [http://saintpaul1150.free.fr] |
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Première communauté religieuse du pays, le catholicisme est lui aussi traversé par ses tensions. Les différences culturelles, le poids de l’histoire et l’épineuse question de la langue des messes rendent problématique la cohabitation entre les deux communautés pastorales qui sont parfois réunies au sein des mêmes bâtiments de culte. Les catholiques belges, francophones et néerlandophones, peuvent-ils et veulent-ils vivre encore leur foi main dans la main ?
C’est sur le territoire bilingue de Bruxelles que Hautes fréquences a enquêté. Ingrid Dubach-Lemainque s’est intéressée à cette Eglise catholique traversée à la fois par les aspirations communautaristes et par la volonté de donner des signaux forts dans le sens d’une cohésion nationale. Elle s’est entretenue avec François Lagasse de Locht, responsable de la pastorale francophone de la paroisse (périphérique) de Saint-Paul de Woluwe-saint-Pierre, avec Marc Leermakers, curé néerlandophone du quartier (central) d’Ixelles et avec Gabriel Ringlet, ancien vice-Recteur de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve.
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La consommation du Nord bafoue les droits humains au Sud
Les droits humains des travailleurs produisant, à l’étranger, des biens destinés au Nord ne sont pas respectés.
Pain pour le prochain et Action de Carême, des ONG caritatives protestante et catholique, relaient une étude chinoise condamnant le plus grand fournisseur mondial d’électronique et organisent lundi à Genève un symposium "Entreprises et droits humains".
Des heures supplémentaires imposées et excessives, des salaires maigres, une organisation militaire et des systèmes punitifs humiliants: Foxconn, le plus grand fournisseur d’électronique au monde n’a pas amélioré ses conditions de travail en dépit des promesses faites suite à la vague de suicides qui se sont produits parmi les employés au début de l’année. C’est ce que révèle une étude publiée par l’organisation non gouvernementale chinoise SACOM, partenaire de Pain pour le prochain et d’Action de Carême. Les grandes marques de l’électronique, clientes de Foxconn telles qu’Apple, Dell, Nokia, Sony et Motorola sont coresponsables, car elles exercent une pression toujours plus forte sur les prix et exigent des temps de livraison toujours plus courts.
Les deux ONG chrétiennes suisses organisent également ce lundi 18 octobre le symposium "Entreprises et droits humains". Ce symposium a pour objectif, à partir d’un exemple concret en Afrique, de montrer les problèmes qu’affrontent des communautés locales en matière de respect des droits humains quand des entreprises étrangères investissent sur leur territoire.
Pour parler de ces enjeux et du symposium, Hautes fréquences reçoit Chantal Peyer, responsable de la politique de développement de Pain pour le prochain.
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