HAUTES FREQUENCES
19 septembre 2010 à 20 h. La Première

La Bible descend dans la rue

Une fête autour et à partir de la Bible, sur deux jours et demi et dans quinze lieux différents : le FestiBible prend ses quartiers dans les rues de Fribourg.


La ville abrite ce week-end du Jeûne pour la première fois en Suisse un véritable festival biblique, avec concerts, conférences, rallye, ateliers et expositions.

Le but : faire résonner la Bible au cœur de la ville, résume Marie-Dominique Minassian, responsable du comité d’organisation.

Un « Village biblique » dressé sur la place Georges-Python fait office de poumon de la manifestation. Une scène et des stands y sont dressés, de même qu’une « tente de la multiplication des gains ». Des contes, des projections de films ou encore des représentations théâtrales sont au menu de ce festival, qui se veut œcuménique et bilingue.

Pour rendre compte de la manifestation, nous vous proposons une prise de température auprès du public attendu nombreux, des échos du concert du groupe de rock genevois PUSH, ainsi qu’une interview du Père Jean-Michel Poffet sur la crédibilité des Ecritures.

Lancé depuis deux ans déjà, ce festival est porté par l’Eglise catholique et par le Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée du canton de Fribourg. 

Liens :
- FestiBible
- FestiBible à la RSR

 

 

Didier Decoin, l’amoureux de la Bible

La Bible est devenue une source d’inspiration inépuisable pour l'auteur et scénariste français.

Didier Decoin, récompensé du Prix Goncourt en 1977 pour John l'Enfer, aime raconter les histoires de la Bible. Il est fasciné par ces textes depuis toujours. Au début, il la lisait avec les yeux du romancier et du scénariste qui y trouvait  source d’inspiration, et depuis une expérience spirituelle très forte, c’est aussi le croyant qui est touché par la richesse et la diversité des récits. Didier Decoin nous partage cette passion dans une série de chronique tirées de son "Dictionnaire amoureux de la Bible" dans Hautes Fréquences.

Réf :

- Didier Decoin, "Dictionnaire amoureux de la Bible",


L'équilibre anglican

La visite du Pape au Royaume-Uni met les anglicans sur la sellette. Depuis la rupture entre Henri VIII et Rome, cette confession a suivi une voie médiane entre catholicisme et protestantisme.


En béatifiant le Cardinal Newman, un converti de l'anglicanisme au catholicisme, Benoît XVI envoie un signal de plus aux anglicans : la voie a suivre est le retour à Rome.

L'Anglicanisme, est une confession née d'un schisme au moment de la Réforme. Elle a gardé des traits catholiques, notamment dans sa liturgie et sa conception de l'Eglise, sans pour autant renier le souffle de la Réforme qui l'a conduit, par exemple, à accepter l'ordination des femmes. Elle a développé une manière d'être où se conjugue pragmatisme anglo-saxon et équilibre théologique.

Plusieurs éléments fragilisent cette construction historique et sprirituelle, principalement autour de questions éthiques. Par exemple la controverse autour de l'homosexualité a créé une fracture entre les anglicans du Nord et ceux du Sud. Aujourd'hui, la communion anglicane donne le sentiment de jouer à l'équilibrisme.

Dans ce contexte difficile, la visite d'un Pape aux positions éthiques très conservatrices et prêchant ouvertement le retour à Rome, oblige les anglicans à faire des choix. Doivent-ils maintenir leur position d'équilibre, en se méfiant des sirènes romaines et en plaidant la voie médiane ? Doivent-il accepter qu'à terme les plus conservateurs parmi leurs fidèles finiront forcément dans le giron romain ? Une voix anglicane analyse le dilemme.

Lien :
- John Henry Newman sur Wikipédia