HAUTES FREQUENCES
5 septembre 2010 à 20 h. La Première

Haïti, un dieu pour trois

Le 12 janvier dernier, quelques minutes après le séisme qui a dévasté Port-au-Prince et le sud d’Haïti, des milliers de rescapés ont levé les bras au ciel pour invoquer Jésus.


Huit mois après la catastrophe, comment les relations entre les trois grandes pratiques religieuses d’Haïti se sont-elles redessinées? 

  Le gardien du cimetière de Port-au-Prince - Arnaud Robert [RTS]

A l’extérieur d’Haïti comme en son sein, le sentiment d’une faute commise, que le tremblement de terre sanctionne, s’est largement diffusé. Laccusation du pasteur américain Pat Robertson, qui mettait en parallèle la pratique du culte vodou et la catastrophe naturelle, a connu quelque retentissement dans un pays encore divisé entre des racines africaines et européennes.

Cyril Dépraz et Arnaud Robert ont rencontré en Haïti des acteurs du protestantisme, du catholicisme et du vodou. Ils sont allés voir dans les lieux de culte, parfois informels, qui jalonnent une capitale encore en état d’urgence.

Face au pasteur évangélique Chavannes Jeune, par ailleurs candidat aux élections présidentielles, ils ont voulu comprendre comment les cultes protestants ne cessent de conquérir du terrain depuis les années 50, en Haïti. Et de quel ressort relève la rivalité historique vis-à-vis de la religion vodou.

Avec le houngan Max Beauvoir, il s’agit de saisir de quelle manière un prêtre vodou prend distance avec l’interprétation métaphysique du séisme. Et en compagnie du sociologue Laënnec Hurbon, c’est la permanence des antagonismes mais aussi la complémentarité fondamentale des trois pratiques qui surgissent.

Entre ce nouveau marché des humanitaires pieux, cette guerre larvée qui oppose les différents visages de l’identité haïtienne et une espèce de nomadisme de la foi qui caractérise depuis deux siècles le peuple caraïbe, "Hautes Fréquences" part à la rencontre d’un peuple qui oscille entre le sentiment d’être élu ou maudit.

 


Proche-Orient, la promesse éternelle de la paix

Les représentants israéliens et palestiniens réunis à Washington ont annoncé être disposés à se voir régulièrement en vue d'établir un nouveau processus de paix.


Si elle constitue une nouvelle étape, cette reprise des négociations suscite autant l'optimisme que la prudence, tant la situation paraît des plus complexe. Un sujet de Pierre-Yves Moret.
La poignée de main entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 2 septembre 2010 à Washington. - Saul Loeb [AFP]