L’affaire se révèle un peu plus complexe. L’évêque faisait référence aux « viri probati » (hommes ayant fait leurs preuves), une possibilité qu’offre le droit canonique de l’Eglise catholique d’ordonner des hommes mariés. Une possibilité qui ressemble à une porte très légèrement entrebâillée.
Cette question n’est pas nouvelle dans l’Eglise suisse, à plusieurs reprises les évêques ont même demandé à Rome d’obtenir la possibilité d’ordonner des hommes mariés. Pourquoi Rome n’a-t-il pas répondu favorablement?
Dans ce dossier beaucoup d’éléments se bloquent dans les années 70 où un vote du Synode de 1971 aboutit à une réponse négative, à la surprise de beaucoup.
Hautes Fréquences revient sur cette histoire récente et enquête également sur ceux qui vivent en tant que prêtres mariés. Cela concerne les églises orientales rattachées à Rome et bientôt les anglicans traditionnels qui ont choisi de rejoindre l’Eglise catholique.
Quelle est leur marge de manœuvre, ont-ils les mêmes droits que les prêtres célibataires?
Catherine Erard a mené l’enquête auprès de Mgr Peter Henrici, évêque auxilliaire émérite de Coire qui a été longtemps en poste à Zürich, Michel Salamolard, prêtre du diocèse de Sion, Michel Dortel-Claudot, jésuite professeur émérite aux facultés jésuites du Centre Sèvres de Paris, Alison Barnett Cowan, directrice pour l’unité Foi et Constitution pour la communion anglicane, et Mgr Saïd Elias Saïd, vicaire patriarcal maronite en France.
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