HAUTES FREQUENCES
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Quel intérêt y a-t-il à rendre visible ainsi la foi, traditionnellement confinée à l’espace privé? Faut-il y voir une dimension politique? Fortement teinté de sensibilité évangélique, l’événement fait grincer des dents à certains réformés. "Hautes Fréquences" s’invite dans le débat. |
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Loin de l’évocation de la fragilité des institutions ecclésiales, le style de l’événement s’annonce militant et festif. A partir du thème "Dominus Providebit" – Dieu pourvoira – inscrit sur la tranche de notre pièce de 5 francs, la journée veut stimuler les intéressés dans leur vie spirituelle comme dans leur capacité à exprimer leur foi. Ce rendez-vous entend faire résonner les alléluias sur la pelouse du Stade de Suisse; et jouer dans la cour des grands rassemblements religieux contemporains. Analyse des objectifs et des enjeux de cette 7e Journée du Christ avec nos invités: Pierre Bader, pasteur de l’Eglise réformée vaudoise, à l’affiche du programme de cette journée, et Maurice Baumann, professeur de théologie pratique à l’Université de Berne. Un dossier réalisé par Gabrielle Desarzens Lien :
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L’assassinat de Mgr Luigi Padovese, président de la conférence des évêques latins en Turquie, met une fois de plus en évidence la situation précaire des chrétiens dans ce pays.
Les quelque 100'000 chrétiens de toutes confessions y rencontrent de nombreux obstacles pratiques pour exercer la liberté religieuse dont l’Etat se réclame.

Chaque fois qu’un chrétien est molesté ou tué – précédemment il s’agissait de l’assassinat de trois missionnaires protestants - les autorités mettent en évidence des causes étrangères à tout mobile politique. René Guitton, journaliste français auteur de "Ces chrétiens qu’on assassine" (Flammarion) estime que le silence de l’Occident n’a que trop duré à l’égard des exactions commises.
Mgr Padovese, capucin milanais de 63 ans, devait rejoindre vendredi Chypre où les évêques d’Orient avec le pape mettaient en route le Synode des Eglises du Proche-Orient. En 2006, lorsqu’il présidait aux funérailles du P. Santoro assassiné par un jeune déséquilibré, Mgr Padovese disait: "Nous pardonnons à celui qui a accompli ce geste" et il invitait à persévérer dans la "connaissance réciproque et la sympathie" entre religions.