« Le trésor de l’humanité au prix d’un café », « l’original de la Bible avec les mots d’aujourd’hui » : avec ces slogans la société Biblique de Genève a placé la Bible au rayon des best-sellers. D’autres éditeurs ont emboîté le pas avec des éditions bibliques simplifiées, abrégées ou traduites dans un langage courant.
Ces Bibles ont toutes un point en commun: elles privilégient l’accès au texte. Traduction ou trahison du texte original ? Les éditeurs sont-ils en train de brader la « Parole de Dieu » ou banaliser un objet sacré ?
Dans la première partie de ce dossier, le chanoine Georges Athanasiades présente les enjeux des traductions bibliques. Musicien et théologien, il a participé au vaste chantier de la traduction liturgique de la Bible qui vient de s’achever.
En deuxième partie, nous recevons pour un débat en direct Daniel Marguerat, professeur honoraire de Nouveau Testament à l’Université de Lausanne, et Jean-Pierre Bezin, directeur de la Société Biblique de Genève.
En chiffres : au 31 décembre 2007, la Bible, en totalité ou en partie, a été traduite en 2’454 langues (Alliance biblique universelle). On estime à 40 millions le nombre de Bibles distribuées chaque année sans compter la diffusion de « Nouveau Testament » qui dépasse largement celle de la Bible complète.
Par Christophe Boisset
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