A VUE d'ESPRIT
du 5 au 9 octobre 2009 à 16.30 h. Espace 2


A chacun son Everest

Une série proposée par Gabrielle Desarzens

Rencontres autour du dépassement de soi.

L’être humain est limité. Il ne cesse pourtant de vouloir aller toujours plus haut, toujours plus loin. A quelles fins ?

Le dépassement de soi peut se vivre au niveau physique par des prouesses sportives, mais aussi au niveau professionnel, intellectuel, voire dans des gestes simples du quotidien ou dans le refus d’une situation de vie inconfortable. Il connaît parfois des victoires, mais il est aussi sujet à des désillusions, des découragements, à la fragilité, aux deuils à faire.


  Nicole Niquille
La tension entre les objectifs poursuivis et la réalité des limites pousse l’être humain en avant et lui permet d’être créatif, de réaliser des prouesses.

Rencontre de personnes qui se sont confrontées à des défis, que ce soit sur le toit du monde à plus de 8000 mètres d’altitude, en haute mer ou dans le quotidien de l’existence.

Lundi
Le ciel pour seule limite


Le guide de haute montagne et pasteur français Philippe Martinez, 55 ans, a déposé une Bible et célébré un culte au haut de l’Everest il y a 3 ans. Un livre plus tard et de passage en Suisse, il évoque cette aventure et parle du toit du monde comme la plus belle des montagnes.
Le verbe nourri, il exprime qu’il y a toujours une humanité en face de soi avec laquelle interagir : l’entraide demeure fondamentale et constitue le défi actuel majeur. Il a publié un livre issu de son expérience : Le ciel pour seule limite, Philippe Martinez, éd. Presses de la Renaissance, Paris : 2007.

Philippe Martinez


Mardi
Se dépasser pour se sentir vivre

"Ne plus chercher à aller plus loin que où j’en étais hier c’est, d’une certaine manière, choisir de mourir." Le théologien lausannois Pierre-Yves Brandt est catégorique : la finitude en soi n’a pas de vertu. L’homme, dès son origine, a toujours voulu se dépasser lui-même et c’est tant mieux. Ainsi progresse-t-il dans sa connaissance du monde, des autres et de lui-même.

Pierre-Yves Brandt

Mercredi
Marcher autrement

Nicole Niquille a 53 ans. Celle qui fut la première femme guide de montagne en Suisse est aujourd’hui en chaise roulante suite à un accident cardio-cérébral. Mais des sommets, elle continue à en gravir aujourd’hui encore : suite au décès de Pasang Lhamu, la première femme népalaise à avoir gravi l’Everest, Nicole Niquille a créé à sa mémoire un hôpital sur les contreforts de l’Himalaya népalais. Rencontre chez elle, au lac Tanay, en Valais, où elle tient une auberge au creux d’un cirque de montagnes.

- Lac Tannay chez Nicole Niquille
- Fondation Nicole Niquille
- Et soudain, une montagne dans le ciel

Jeudi
Des exploits au quotidien

Sandrine
n’aime ni l’endurance, ni l’épreuve outre mesure. Cette femme de 44 ans s’est battue et a tenu bon pendant dix ans à la tête d’une famille monoparentale. Elle s’est réinsérée professionnellement en suivant une formation en haute école pédagogique à 40 ans. Ses quatre enfants ont aujourd’hui entre 21 et 14 ans et elle vient de se remarier. « Peu importe la distance ou la nature de l’exploit, l’important, c’est la direction », exprime-t-elle.

Vendredi
Naviguer... et gagner

De bûcheron à mécano, le plus Breton des Suisses a exercé tous les métiers, mais c’est celui de navigateur qui lui sied le mieux et avec lequel il tient en haleine les mordus de la voile. Bernard Stamm, 46 ans, navigue par besoin de progresser, et pour gagner ! Il explique y trouver un moteur pour son existence. L’homme cherche à se dépasser pour rester en mouvement, parce qu’il n’est pas fait pour rester statique, résume-t-il.

- Bernard Stamm
- Biographie de Bernard Stamm