Aujourd’hui encore, les Florentins sont très attachés à leur Misericordia, bien que d’autres confréries existent, de noms différents, ou d’autres Misericordia dans toute l’Italie: Misericordia de Sienne (1250), de Lucca (1540), Livourne (1595), etc…
La Misericordia intervient autant en cas d’accident de la route que pour des transports médicalisés; elle dispose également de centres ambulatoires spécialisés, d’un EMS ou d’un institut pour handicapés, grâce au dévouement d’une centaine de médecins bénévoles.
Enfin, elle se rend au chevet de gens malades ou isolés, faisant ainsi office d’aide à domicile (un service social inexistant en Italie, à moins de payer le prix fort). Certains services sont tout de même payants, mais les honoraires sont très bas.
La Misericordia est une ONG qui ne vit que de donations et qui a su évoluer avec son temps: elle est désormais présente à l’étranger. Ses membres ont agi pour aider leur prochain, à travers les siècles: épidémies de peste noire du XIIe au XVIIIe siècle, famines, guerres (1939-1945, ou au Kosovo), inondations (dont celles de 1966), et tsunami.
L’implication auprès de la Confrérie est depuis toujours bénévole: il suffit de promettre que l’on donnera une heure ou deux jours de son temps, et de tenir cette promesse.
Au XIIIe siècle, le devoir des Frères était de porter secours aux malades et d’offrir des enterrements aux plus démunis avec comme seule rétribution la bienveillance de Dieu. Aujourd’hui, les prestations de la Confrérie se sont diversifiées, mais elles restent à la pointe de la médecine d’urgence. Ses ambulances sont les mieux équipées de la région, la formation dispensée aux jeunes bénévoles est très professionnelle, et l’assistance morale n’est pas un vain mot.
Un sujet signé Madeleine Rossi pour Hautes Fréquences.
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