HAUTES FREQUENCES
19 juillet 2009 à 20 h. La Première

Rediffusions

Saint Gaston de Calcutta





Coup de projecteur sur un Suisse qui a consacré 40 ans de sa vie aux Indiens.

Alors que « Slumdog Millionnaire » triomphe aux Oscars, Gaston Grandjean vit au quotidien la pauvreté indienne.



 
Gaston Dayanand avec Valérie Dentan. [valérie dentan]

« Slumdog Millionnaire », l'histoire d'un jeune Indien qui remporte la version indienne de « Qui veut gagner des millions? », a raflé 8 Oscars dimanche dernier à Hollywood. Une récompense qui met en lumière la pauvreté, mais aussi l'espoir, que vivent de nombreux Indiens aujourd'hui.

Genevois d'origine, indien d'adoption, Gaston Grandjean - alias Gaston Dayanand - connaît de très près cette réalité puisqu'il a passé plus de 40 ans en Inde, dans la région du Bengale notamment, où il a partagé la vie quotidienne des bidonvilles et pris de nombreuses initiatives pour améliorer la vie des autochtones.

Au point que l'écrivain Dominique Lapierre, dans les années 80 déjà, avait fait de ce créateur de dispensaires médicaux, de cet inventeur d'oeuvres d'entraide, de cet initiateur de dialogue interreligieux, un des personnages cardinaux de son best-seller « La cité de la joie », qui a même fait l'objet d'une adaptation au cinéma par Roland Joffé.

Valérie Dentan a rencontré cet homme de 73 ans, infirmier et prêtre, pour évoquer sa quête du bonheur parmi les plus pauvres et revenir sur les étapes marquantes d'une vie dédiée aux autres avec humilité et dévouement. Un entretien complété par l'interview de Fabian Meylan, un Vaudois qui anime l'association Asha Bengal et qui a travaillé plusieurs mois avec Gaston Dayanand.

Liens :
- Une visite de Pilkhana en video
- L'institut du Prado

- Les Chroniques bengalies de Gaston Dayanand
- L'association Asha Bengal de Fabian Meylan


Avec ou sans col romain ?


Les nouveaux prêtres catholiques n'ont pas la même optique que les anciens. Débat.

Les abbés Claude Ducarroz et Nicolas Glasson débattent de plusieurs sujets brûlants au micro d'Evelyne Oberson.


L’un a 69 ans, chemise ouverte et croix pectorale. L’autre en a 36, chemise blanche et col romain.

Le premier, c’est Claude Ducarroz, prévôt de la cathédrale Saint-Nicolas à Fribourg. L’autre, c’est Nicolas Glasson, supérieur du séminaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

L’un est devenu prêtre à une époque où cela n’étonnait personne, en 1965. Pour l’autre, c’était en l’an 2000. L’un suggère des réformes de l’institution catholique, l’autre a choisi d’assumer crânement un héritage qu’il estime trop mal connu.

Deux prêtres… mais pas de la même génération. Deux hommes qui, même s’ils récusent l’idée d’un conflit de générations entre prêtres, n’ont visiblement pas la même vision du monde et divergent sur un certain nombre de sujets brûlants touchant à la vie de l’Eglise catholique.

Claude Ducarroz et Nicolas Glasson dialoguent au micro d’Evelyne Oberson.