HAUTES FREQUENCES
Les silences de Durban II
|
|||||
L' incident créé par le président iranien Ahmadinejad en ouverture de la séance de la réunion des Nations Unies contre le racisme, connue sous le nom de Durban II, en début de cette semaine à Genève, a un peu occulté la tiédeur du document final adopté le lendemain même. |
|
A Durban, en 2001, les pays occidentaux avaient bataillé contre l'idée d'une indemnisation des ex-colonies et des descendants d'esclaves. A Genève, on s'attendait à une confrontation sur sur le thème de la liberté religieuse. Ou à des résolutions concernant les Palestiniens. Or bien peu des péripéties annoncées ne se sont produites. Au point que la question au terme de cette réunion est plutôt de savoir ce qui s'est passé en coulisse pour que les échanges polémiques se calment. Jacques Mouriquand s'est penché sur le sujet avec Bouda Etemad, professeur d'histoire économique et sociale de l'Université de Genève, spécialiste des relations Nord-Sud et de l'histoire de la colonisation, auteur de Crimes et réparations. L'Occident face à son passé colonial (Editions André Versaille 2008). Invitée en direct : Carole Vann, journaliste de l'Agence Infosud spécialisée dans la question des droits humains. |
|
Les camps d'Auschwitz portent les traces de l'horreur et sont lieux de mémoire.
Un groupe de lycéens lausannois est allé sur place récemment, pour se confronter à l'Histoire et à la conscience de l'autre.

Le 21 avril dernier était le Jour de la commémoration de l'Holocauste. Des milliers d'étudiants du monde entier se sont retrouvés à Auschwitz pour la marche des vivants.
Quelques semaines plus tôt, 65 lycéens de Lausanne et environs ont pu marcher sur cette terre, qui porte les stigmates de l'Histoire et témoigne silencieusement des souffrances humaines.
Organisé par l'aumônerie oecuménique des gymnases de Lausanne, le voyage voulait proposer à ces jeunes de vivre un décentrement, pour laisser « parler la terre », s'ouvrir aux questions de l'autre et garder conscience de la réalité du mal.
Symboles de l'abîme incroyable de l'Holocauste, les camps d'Auschwitz-Birkenau, au sud de la Pologne, sont un lieu de mémoire essentiel.
Ils constituaient le plus grand centre d'asservissement et d'annihilation des Juifs et des autres populations persécutées par les nazis. Ils furent plus de 1,3 million à y mourir.
Voyage là où la terre porte les empreintes de l'Histoire, alors que le temps nous éloigne de cette période, et que les derniers témoins humains sont de moins en moins nombreux.
Reportage de Pierre-Yves Moret.