HAUTES FREQUENCES
1er mars 2009 à 20 h. La Première

Saint Gaston de Calcutta





Coup de projecteur sur un Suisse qui a consacré 40 ans de sa vie aux Indiens.

Alors que « Slumdog Millionnaire » triomphe aux Oscars, Gaston Grandjean vit au quotidien la pauvreté indienne.



 
Gaston Dayanand avec Valérie Dentan. [valérie dentan]

« Slumdog Millionnaire », l'histoire d'un jeune Indien qui remporte la version indienne de « Qui veut gagner des millions? », a raflé 8 Oscars dimanche dernier à Hollywood. Une récompense qui met en lumière la pauvreté, mais aussi l'espoir, que vivent de nombreux Indiens aujourd'hui.

Genevois d'origine, indien d'adoption, Gaston Grandjean - alias Gaston Dayanand - connaît de très près cette réalité puisqu'il a passé plus de 40 ans en Inde, dans la région du Bengale notamment, où il a partagé la vie quotidienne des bidonvilles et pris de nombreuses initiatives pour améliorer la vie des autochtones.

Au point que l'écrivain Dominique Lapierre, dans les années 80 déjà, avait fait de ce créateur de dispensaires médicaux, de cet inventeur d'oeuvres d'entraide, de cet initiateur de dialogue interreligieux, un des personnages cardinaux de son best-seller « La cité de la joie », qui a même fait l'objet d'une adaptation au cinéma par Roland Joffé.

Valérie Dentan a rencontré cet homme de 73 ans, infirmier et prêtre, pour évoquer sa quête du bonheur parmi les plus pauvres et revenir sur les étapes marquantes d'une vie dédiée aux autres avec humilité et dévouement. Un entretien complété par l'interview de Fabian Meylan, un Vaudois qui anime l'association Asha Bengal et qui a travaillé plusieurs mois avec Gaston Dayanand.

Liens :
- Une visite de Pilkhana en video
- L'institut du Prado

- Les Chroniques bengalies de Gaston Dayanand
- L'association Asha Bengal de Fabian Meylan


Islam : le feu du Bengale



Y'a-t-il péril islamiste dans le sous-continent indien ? Enquête au Bangladesh.

Grégoire Duruz s'est mêlé aux deux millions de pèlerins musulmans rassemblés fin janvier dans la capitale Dakha.


Les attentats islamistes de Mumbai - pour lesquels le dernier auteur en vie vient d'être inculpé - l'ont rappelé : la violence politico-religieuse est une menace bien réelle dans le sous-continent indien. Depuis la partition de l'Inde, en 1947, les relations entre hindous et musulmans ont régulièrement pris une tournure conflictuelle. Ce fut à nouveau le cas en 1971, lorsque le Bangladesh s'est rendu indépendant du Pakistan.

Pour Hautes Fréquences, Grégoire Duruz s'est précisément intéressé à la situation du Bangladesh, dans le golf du Bengale, un pays de 160 millions d'habitants dans lequel l'islam est religion d'Etat. Un pays où les partis islamistes ont perdu les élections de décembre 2008 mais qui se voit régulièrement accusé par son voisin indien d'abriter les bases arrières de groupuscules terroristes islamistes.

Grégoire Duruz a notamment participé, dans la capitale Dakha, au rassemblement organisé fin janvier par le mouvement piétiste musulman Tablighi Jamaat. Un rassemblement, avec ses 2 millions de participants, qui est sans doute le 2e au monde en terme de fidèles musulmans après celui de La Mecque. Il en revient avec un reportage sur ce pays musulman en tension entre islamisme et nationalisme laïque.

Liens :

- Résultat des élections de 2008 au Bangladesh (en anglais)
- Le mouvement piétiste du Tabligh
- Inculpation du dernier auteur en vie des attentats de Mumbai