HAUTES FREQUENCES
11 mai 2008 à 20 h. La Première

Israël, l'armée des goys

Portrait de ces non-juifs qui ont combattu pour la création de l’Etat hébreu.

Venus de toute l’Europe, ces enrôlés volontaires ont joué un rôle dans les combats de 1947-48.
Pour quelles raisons ?


  David Ben Gurion à Haïfa le 3 juin 1948. [keystone]

Lorsque les Britanniques ont quitté la Palestine, en 1947, et que le conflit s’est envenimé entre juifs et arabes, plusieurs milliers de volontaires ont rejoint les rangs de la Haganah, l’ancêtre de l’armée d’Israël.

On estime à 4000 le nombre d’Américains, de Sud-Africains, de Français, de Finlandais ou même de Suisses venus servir dans le corps des Mahal (acronyme hébreu de Mitnadvei Chutz LaAretz - Volontaires venant de l'extérieur d'Israël).

Parmi eux, des juifs, des non-juifs (appelés goys, ou goyim), des vétérans de la Seconde Guerre mondiale, des idéalistes, des sionistes, des gauchistes, etc. 119 d’entre eux sont morts durant la première guerre israélo-arabe et un mémorial a été érigé à leur mémoire en Israël.

Pour quelles raisons sont-ils allés risquer leur vie sur place? Comment relisent-ils, dans le contexte d’un conflit israélo-palestinien toujours à vif, leur engagement de 1948 aux côtés des juifs? A l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, Hautes Fréquences s’intéresse à cette page de l’histoire israélienne.

Portraits
Serge Ronen, correspondant de la RSR à Jérusalem, réalise le portrait de Thaddée Diffre, fervent catholique français, compagnon de la Libération, qui fut le chef du «Commando français».

Fabien Hünenberger rencontre Rebecca et Maurice Mühlethaler, un
couple genevois (aujourd’hui divorcé), parti en 1948 en Israël pour servir dans l’armée. Ils ont accepté de livrer leurs points de vue très contrastés sur une période de l’Histoire qui a profondément marqué leur vie.

Une émission complétée par l'analyse d'Alain Dieckhoff, directeur de recherche à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et éditeur de "L'Etat d'Israël" (Fayard, 2008), sur la question de la mémoire de la création d'Israël.