HAUTES FREQUENCES
27 avril 2008 à 20 h. La Première

Une Pâque casher

Reportage sur les coulisses de la célébration pascale d'une communauté juive.

  Table du "Seder", l'un des repas rituels de la Pâque juive. [wikipédia]

Ce dimanche s'achèvent les célébrations de la Pâque juive. Une fête marquée par des rituels étonnants.

Comme chaque année, les juifs du monde entier ont fêté Pessah, la Pâque juive. Cette fête commémore la sortie d'Egypte, un épisode rapporté par la Bible lors duquel les Hébreux fuient l'esclavage du pays du Pharaon. Elle a eu lieu du 20 au 27 avril.

Cette fête requiert cependant des préparatifs particulièrement tatillons : durant les 8 jours de Pessah, il est rigoureusement interdit au juifs de manger - ne serait-ce qu'une particule ! - de ce qu'on appelle le « 'hamets », à savoir tout produit composé de céréales (blé, orge, avoine, épeautre ou seigle) susceptible de fermenter. Il s'agit là d'un écho au récit du livre de l'Exode, qui rapporte que les Hébreux ont quitté l'Egypte dans une telle précipitation qu'il n'ont pas eu le temps de laisser lever le pain.

Fabien Hünenberger s'est intéressé aux préparatifs très exigeants de Pessah, qui contraignent à un nettoyage de fond en comble des maisons. Il s'est notamment rendu à la Communauté israélite de Genève (CIG) pour voir comment l'on « cashérise » une cuisine pour Pâque. Il a également assisté au domicile du Grand rabbin Izhak Dayan à la « Bedikat 'hamets », l'un des rituels qui précèdent l'entrée dans la Pâque lors duquel on mène une véritable chasse aux céréales dans toute la maison.


L'imam et le pasteur

Autrefois ennemis au Nigéria, l'imam Ashafa et le pasteur James sont aujourd'hui réconciliés.

Ils sont présents ce week-end en Suisse romande pour présenter "L'imam et le pasteur", un documentaire retraçant leur parcours unique.

Ennemis jurés dans les années 1990, l'imam Muhammad Nurayn Ashafa et le pasteur James Movel Wuye étaient chacun responsables de milices ennemies. Dans les combats meurtriers qui les ont opposés, le pasteur James a perdu une main, l'imam Ashafa a vu mourir son mentor spirituel et des proches parents. Ils se sont réconciliés et ont mis sur pied un Centre de médiation interreligieux musulman-chrétien dans leur ville de Kaduna, au nord du Nigéria. Pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigéria vit de sanglants conflits intercommunautaires et inter-religieux depuis plus de 20 ans. Plusieurs États du nord ont appliqué la charia. Dans ce contexte, l'imam Ashafa et le pasteur James veulent servir d'exemple et appeler leurs semblables à les imiter. Ils se déplacent partout dans le pays et à l'étranger pour résoudre des conflits et éviter les violences.

Au micro de Pierre-Yves Moret, l'imam Ashafa et le pasteur James relatent leur parcours et donnent leurs visions des conflits entre religions et de la réconciliation, et du rôle que la religion peut y jouer.