A VUE d'ESPRIT
du 31 mars au 4 avril 2008 à 16.30 h. Espace 2

Gandhi, c’est fini

Une série proposée par Fabien Hünenberger

Qu’est devenue la non-violence, 40 ans après la mort de Martin Luther King ?

Si la pensée du mahatma continue d’inspirer, les « terrains » de l’action non-violente ont bien changé. Etat des lieux.

Gandhi, Wikipédia

Le 4 avril 1968, Martin Luther King meurt assassiné à Memphis. En lutte pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs aux Etats-Unis, il s’était clairement inspiré des principes et des méthodes mis en application par Gandhi en Inde.

Que reste-t-il, 40 ans plus tard, de cette notion de « non-violence » ? Qui se réclame, à la suite de Gandhi,

Martin Luther King,  Wikipédia Martin Luther King, Nelson Mandela, Vaclav Havel, Ibrahim Rugova, Aung San Suu Kyi, de cette philosophie de l’action et de ses méthodes désarmées ? Moins visible dans le paysage politique, l’approche non-violente des conflits semble s’être aujourd’hui diversifiée en investissant les domaines de l’école ou de la famille.

Fabien Hünenberger a interrogé quatre personnes pour dresser un état des lieux : Richard Friedli, professeur émérite en Science des religions de l’Université de Fribourg, Jacques Baud, auteur d’une « Encyclopédie du terrorisme et des violences politiques » ainsi que d’ouvrages sur la guerre aysmétrique, Jean-Marie Müller, philosophe français, directeur des études à l'Institut de recherche sur la résolution non-violente des conflits et Violaine Clément, professeur et adjointe de direction au Cycle d’orientation de Pérolles à Fribourg.


Lundi :
Religions et non-violence
Avec Richard Friedli
On associe le mot « non-violence » au Mahatma Ghandi, qui a utilisé cette notion-clé de l’hindouisme et du bouddhisme dans le cadre de sa lutte pour l’indépendance de l’Inde. Mais dans quel terreau spirituel Ghandi l’a-t-il fait croître ? Et dans quelle mesure cette notion préexiste-t-elle dans les diverses religions ? L’avis de Richard Friedli, un expert en science des religions.

Mardi :
Le cheminement d’un objecteur I
Avec Jean-Marie Müller

Jean-Marie Müller, philosophe français fondateur du « Mouvement pour une alternative non-violente », revient sur la naissance de ses convictions non-violentes laïques et de son parcours d’objecteur à la fin de la Guerre d’Algérie.


Mercredi :
Le cheminement d’un objecteur II
Avec Jean-Marie Müller

Suite de l’entretien avec le fondateur du « Mouvement pour une alternative non-violente ». Jean-Marie Müller détaille quelques-uns des combats non-violents qu’il a dû mener jusqu’à aujourd’hui, de la Pologne à la Colombie en passant par le Proche Orient. Il revient également sur les espoirs qu’il entretient par rapport au futur de la non-violence.

Jeudi :
Efficace, vraiment ?
Avec Jacques Baud

Spécialiste des questions de violence politique, Jacques Baud revient sur les différentes conditions qui sont nécessaires  pour qu’une action non-violente soit couronnée de succès.

Vendredi :
Non-violence scolaire
Avec Violaine Clément

Comment gérer la violence en milieu scolaire ? Enseignante et adjointe de direction au Cycle d’orientation de Pérolles à Fribourg, Violaine Clément fait part de son expérience en la matière. Une approche qui se veut plus pragmatique qu’idéologique.