Abdelwahab Meddeb est un poète et écrivain né à Tunis et établi à Paris, animateur et producteur de l'émission hebdomadaire Cultures d'islam sur France Culture. Professeur de littérature comparée à l'Université Paris X, il a également enseigné dans les Universités de Genève et à Yale (USA). Par son dernier livre Sortir de la malédiction, Abdelwahab Meddeb veut proposer un traité de guérison pour l'islam. C'est ainsi l'écho à La maladie de l'islam, qu'il avait publié en 2002 suite aux attentats du 11 septembre 2001, et dans lequel il dénonçait l'islamisme comme maladie interne à l'islam. Son livre précédent Contre-Prêches, publié en 2007s'inspirait des chroniques de l'auteur diffusées par Radio Méditerranée Internationale Médi-1
Liens :
- Culture d'Islam
- A. Meddeb aux Editions du Seuil
- A. Meddeb sur Wikipédia
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Lundi :
De la première scène aux idées nouvelles
Abdelwahab Meddeb est originaire du Maghreb et hôte de l’Europe. Pour cette première émission, il évoque au micro de Pierre-Yves Moret son enfance à Tunis et le parcours qui a marqué sa pensée, dont les références s'ancrent dans cette « double généalogie », à la fois tunisienne et française. « Né dans le Coran », il se reconnaît autant de la culture orientale de l’islam que dans la celle de l’Occident. S’il s’exprime depuis Paris, Abdelwahab Meddeb manifeste un attachement réel et critique à la tradition de sa « première scène ».
Mardi :
Séparer la lettre du texte
Pour « sortir de la malédiction », Abdelwahab Meddeb fait appel à ce qu’il nomme les « pensées de l’écart », que la tradition musulmane a toujours connu. Il revendique la déconstruction « à coups de marteau » d’une interprétation trop figée du texte et de la tradition, pour la reconstruire ensuite. Pour ce faire, il convoque les Mutazilites, théologiens du VIII ème siècle qui ont tenté de marier la tradition islamique avec le rationalisme, rejetant le caractère incréé du Coran.
Mercredi :
Différencier la norme et le fait pour abroger le djihad
Attaché tant à la tradition qu’à la culture musulmane, Abdelwahab Meddeb souhaite libérer le Coran des interprétations littéralistes et fondamentalistes, pour permettre une lecture historico-critique ouverte et stimulante du texte. Il sollicite l’exemple de l’architecture et de l’art pictural pour démontrer que le fait a toujours contredit la norme en islam. Et ce constat l’amène également a critiquer fermement les normes strictes et totalisantes. C’est pourquoi il propose d’abroger le djihad.
Jeudi :
L'altérité des femmes
Abdelwahab Meddeb est convaincu de la nécessité à reconnaître l’altérité des femmes. Récusant le port du voile, il sollicite la tradition pour souligner que les femmes méritent une place différente de celle qu’il voit comme trop souvent injuste. Il appelle les femmes d’islam à oser investir tous les champs du savoir de la vie islamique, des arts à l’imamat.
Vendredi :
Reconnaître l'altérité de l'étranger
Pour Abdelwahab Meddeb, c’est une évidence : l’islam doit faire preuve d’ouverture, tant du point de vue sociopolitique que théologique. Attaché à la figure de l’étranger, il fait référence au personnage d’Abraham, symbole marquant de l’hospitalité et l’accueil de l’autre. Il présente cette nécessité de reconnaître la vérité de l’étranger comme condition à une lecture plus juste du Coran, dont le sens final est, à ses yeux, révélateur d’une théologie pluraliste.
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