Bienvenue dans l’église de Choëx !
Dans son écrin de forêt et de campagne, la petite église Saint-Sylvestre favorise le recueillement. Si l’histoire et les trésors de cette église éveillent votre curiosité, voici les réponses à quelques questions que vous vous posez peut-être !
Un peu d’histoire
Une chapelle devait déjà se trouver à cet endroit au Moyen Age. La première mention
officielle connue est la bulle du pape Alexandre III, en 1178, qui confirme la paroisse de Choëx dans les possessions de l’Abbaye de St-Maurice.
Peu de temps après, un homme allait faire connaître le nom de Choëx : Aymon de Savoie, fils du comte Thomas Ier. De santé fragile, recherchant le bon climat des bords du Léman, il s’établit à Choëx dans une maison qu’il fit construire en 1236 près de la petite église déjà existante, où il accueillait et restaurait les pèlerins de passage.
Ce n’est qu’en 1993 que la paroisse a été transférée sous la juridiction de l’Evêque de Sion.
Pourquoi l’église se trouve-t-elle à cet emplacement isolé ?
A l’époque médiévale, la route suivait le tracé actuel du pont couvert de Monthey jusqu’à l’église, puis redescendait vers Massongex. C’était une étape du pèlerinage conduisant les Français sur le chemin de Rome.
L’emplacement est aussi très bien choisi quant à son ensoleillement. La plus grande partie du coteau de Choëx reste à l’ombre de la montagne durant plusieurs semaines en hiver, tandis qu’à l’église, même durant les jours les plus courts, le soleil brille au moins une heure…
De quand date l’église actuelle ?
Dès la fin du XVIIème siècle on agrandit l’église pour lui donner son aspect actuel. La nouvelle entrée date de 1706.
Qui est le saint patron de l’église ?
C’est le pape Sylvestre Ier, très vénéré dès le Vème siècle, contemporain de l’empereur Constantin. Sous son pontificat le Concile de Nicée fut convoqué en 325. Il fit sortir la liturgie de la clandestinité, et construisit les premières basiliques romaines de Latran et de Saint-Pierre.
La statue de saint Sylvestre nous accueille, au-dessus de la porte d’entrée.
La fête patronale tombant le 31 décembre, les paroissiens fêtent maintenant leur saint patron
le 2ème dimanche d’octobre, jour de la dédicace de l’église.
Quelques mots sur l’architecture de l’église
L’édifice actuel date du début du XVIIIème siècle. Son centre a probablement été surélevé sur l’ancienne chapelle : lors de la dernière restauration de 1971, on a retrouvé des murs médiévaux. On peut encore y voir des traces d’autels peints. Le style général est baroque tardif.
Le porche d’entrée remplace la porte qui se trouvait sur la face amont de l’église. La statue polychrome de saint Sylvestre, datant probablement du XVème siècle, a été reprise de la chapelle antérieure.
Le maître-autel baroque comprend les statues de saint Maurice, du pape saint Sylvestre, et de saint Candide. Quatre reliquaires y ont été rajoutés.
Les autels latéraux sont dédiés à saint Joseph et à la sainte Vierge. Relevons la belle statue en bois polychrome de saint Joseph représenté avec l’enfant. Quant à la statue de la Vierge, elle provient probablement du Tyrol.
Les stalles du chœur en noyer sont datées de 1702.
L’autel actuel, en noyer sculpté, est un assemblage des panneaux de l’ancienne chaire, qui se trouvait sur la paroi aval de l’église. On y reconnaît saint Théodule, patron du Valais, saint Sylvestre et saint Maurice.
Les quatre médaillons sur la voûte, de style naïf, représentent Saint-Pierre-aux-Liens, patron secondaire de la paroisse, l’Annonciation, le baptême de Constantin, et Dieu le Père.
Les vitraux, datant de la restauration de 1971, sont l’œuvre de Christine Messmer, fidèle amie de la paroisse. Ils évoquent des scènes de l’Ancienne Alliance (le sacrifice d’Abraham, Moïse et le buisson ardent, Anne et Joachim, les parents de la Vierge Marie, et le don des tables de la Loi à Moïse) auxquelles répondent des scènes du Nouveau Testament (le Christ en croix, la multiplication des pains, l’ Annonciation, et la Résurrection).
Le chemin de croix en deux tableaux, aussi réalisé par Christine Messmer lors de la restauration de l’église, reproduit les scènes évangéliques de la passion du Christ.
L’orgue, vénérable instrument à huit jeux, fut construit vers 1820 par le facteur d’orgues Jean-Baptiste Carlen de Naters. Il a été remarquablement restauré en 1973 par la manufacture d’orgues Füglister de Grimisuat.
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