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20 janvier 2008 à 20 h. La Première

 

Conversion à risque

Quitter l’Islam pour le christianisme, un choix pas toujours bien compris. Enquête.

Keystone


Ils seraient une dizaine chaque année en Suisse romande à quitter l’Islam pour rejoindre une église chrétienne.
L’Islam, qui se considère comme la dernière révélation, comprend mal ce type de conversion considéré comme une régression.

Certains pays, tel l’Afghanistan, sanctionnent cette « apostasie » par une lapidation à mort. Heureusement, cette condamnation extrême n’a pas court dans la plupart des pays musulmans.
En Europe, le respect de la liberté religieuse prévaut dans les communautés musulmanes. Il n’en reste pas moins que les convertis d’origine musulmane restent très discrets sur leur choix, craignant souvent la réaction d’un fanatique.
Dans ce climat difficile, certaines Eglises évangéliques militent ouvertement pour la conversion des musulmans. Elles envoient même des missionnaires dans des pays majoritairement musulmans.
A travers le témoignage d’un Afghan converti au christianisme, la réaction de l’imam de la mosquée de Genève, Youssef Ibram, et l’interview de Christian Bibolet, coordinateur du groupe de travail sur l’Islam du réseau évangélique, Catherine Erard a voulu mieux comprendre cet épineux problème de la conversion de musulmans au christianisme.


 

Une seule Eglise?

 

Les Eglises fribourgeoises et saint-galloises signent une charte oecuménique.

Où en sont les relations entre catholiques et protestants? Etat des lieux à l'occasion de la Semaine de l'unité des chrétiens.

Il n'est pas d'année sans que catholiques et protestants entrent en débat sur des points de doctrine, de pratique religieuse ou de morale.

A l'instar de la polémique de l'été dernier autour de la non-reconnaissance des communautés protestantes comme « Eglises » par l'Eglise catholique, certains gestes ont sérieusement plombé le printemps oecuménique qui a suivi le Concile Vatican II.

Cependant, sur le terrain, les Eglises suisses collaborent. Certaines d'entre elles souhaitent même renforcer cette collaboration. Ainsi, les Eglises de deux cantons suisses ont prévu de signer ce week-end la Charte oecuménique européenne, un texte publié en 2001 par la Conférence des Églises Européennes (KEK) et du Conseil des Conférences Épiscopales Européennes (CCEE).

Les Eglises saint-galloises le font samedi 19 à la cathédrale de Saint-Gall et les Eglises fribourgeoises à la cathédrale de Fribourg le dimanche 20 janvier 2008.

Est-ce à dire que les différentes enseignes ecclésiales (catholiques, protestants, évangéliques, orthodoxes,...) sont appelées à perdurer ou va-t-on lentement mais sûrement, vers une réunification du christianisme? Et que faire des questions théologiques qui divisent encore les chrétiens, comme celle de l'eucharistie ou du ministère?

A l'heure où les Eglises vivent la Semaine pour l'unité des chrétiens, Jean-Christophe Emery et Fabien Hünenberger vous proposent deux regards sur l'oecuménisme aujourd'hui.

Celui du catholique Max Küchler, doyen de la Faculté de théologie de Fribourg, celui du réformé Gottfried Locher, directeur de l'Institut d'études oecuméniques de l'Université de Fribourg ainsi que celui du pasteur Shafique Keshavjee, professeur de théologie à l'Université de Genève.