HAUTES FREQUENCES
18 novembre 2007 à 20 h. La Première

La chasse aux mendiants

Genève va mener la vie dure aux mendiants. Inquiétude dans les Eglises.

Enquête à Genève et témoignages de Guy Mettan, favorable à cette mesure, et de Françoise Bourquin Gallina, qui s'y oppose.

Keystone

Le canton et la ville de Genève l’ont annoncé conjointement mardi: les mendiants auront désormais la vie dure. Des patrouilles spéciales sillonneront la ville pour contrôler les identités et les titres de séjour.

La mesure a pour but principal de répondre au développement de la mendicité pratiquée par les Roms. Mais à Genève, certains souhaitent des mesures plus énergiques encore et le Grand Conseil se prononcera le 27 novembre sur un projet de loi interdisant la mendicité dans le canton de Genève.

Les Roms, des boucs émissaires?
La décision genevoise pose toutefois un certain nombre de questions éthiques, voire spirituelles.

Mettre la pression sur les mendiants, n’est-ce pas un moyen commode de tenir à distance les problèmes posés par la pauvreté en Europe? Les 150 à 200 mendiants Roms recensés à Genève par la police ne sont-ils pas en train de devenir un groupe bouc émissaire, facile des problèmes de la République?

Et puis, sur la plan de la foi chrétienne, les pauvres et les mendiants – comme l’aveugle Barthimée ou le pauvre Lazare – n’ont-ils pas été parmi les préférés de Jésus?

Reportage

Hautes Fréquences vous propose une prise de température en ville de Genève et l’interview de deux personnes concernées de près par ce sujet, mais aux avis opposés sur la question de l’interdiction de la mendicité.

Guy Mettan, chef du groupe démocrate-chrétien au Grand Conseil, est favorable à une telle interdiction et Françoise Bourquin Gallina, diacre de l’Eglise protestante genevoise, Evangile et travail, responsable de l’Espace Pâquis dédié à la solidarité, s’y oppose.

Un dossier préparé par Pierre-Yves Moret et Fabien Hünenberger


La spiritualité selon Philippe Roch
Keystone

Jean-Christophe Emery a rencontré Philippe Roch pour parler spiritualité.

Les verts ont le vent en poupe. L’occasion de se demander quel rapport un militant écolo entretient avec la spiritualité?

Il est un peu le « Monsieur vert de Suisse », après ses 13 ans passés à la tête de l’Office fédéral de l’environnement.

Comment le docteur en bio-chimie Philippe Roch explique-t-il par exemple ce qu’il ressent quand il déambule entre des arbres centenaires et les rives de l’Ardon? Bref: quel rapport personnel a-t-il avec la nature?

Philippe Roch s’est livré au jeu de la confidence: il nous parle intelligence du créateur, mais aussi… des sangliers.

Il s’explique sur le rapport qu’il souhaiterait entre la technologie et la nature et nous confie son admiration pour la peinture et la philosophie du genevois Robert Hainard.

Tout cela sur son chemin de méditation préféré à quelques kilomètres de Genève.