HAUTES FREQUENCES
23 septembre 2007 à 20 h. La Première

Les Eglises et Blocher

Faut-il prendre position contre l'UDC et son leader au nom de l’Evangile?

Certains responsables chrétiens ont participé à la manifestation contre la venue de Blocher à Lausanne, d'autres pas.


Photo Keystone

"Ni moutons noirs ni moutons blancs, le racisme ne passera pas par nous !". Mardi dernier à Lausanne, ils étaient 2000 à contester la venue du Conseiller fédéral Christoph Blocher au Comptoir suisse.

Sur la place de la Palud, plusieurs intervenants ont dit pourquoi il est, pour eux, urgent de dénoncer la politique blochérienne ainsi que la récente campagne d’affichage de l’UDC sur le renvoi des étrangers criminels qualifiée unanimement de "raciste". Parmi eux, la directrice du Centre Social Protestant vaudois, Hélène Küng.

Mais d’autres chrétiens, dont certains engagés de longue date aux côtés des laissés-pour-compte et des migrants, ont choisi de ne pas participer à la manifestation de mardi. C’est le cas de Michel Racloz, responsable du Département Solidarités de l’Eglise catholique vaudoise.

Hautes Fréquences s’interroge : au nom de l’Evangile faut-il, oui ou non, prendre position contre un parti gouvernemental et son leader ? Ceci au moment où des voix de plus en plus nombreuses, notamment celles de chrétiens engagés, évoquent une dérive raciste et une menace pour la démocratie?

Pourquoi, à la différence de la Fédération des communautés israélites de Suisse, la Conférence des évêques et la Fédération des Eglises protestantes de Suisse ont-elles choisi de ne pas prendre position officiellement face à cette campagne électorale?

Trois chrétiens engagés s’expriment : Hélène Küng, Michel Racloz et Antoine Reymond, membre du Conseil synodal réformé vaudois, qui s’exprimera également au nom de l’Eglise catholique vaudoise.

Un sujet réalisé par Pierre-Yves Moret et Nathalie Bloesch

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A louer: aumônier pour entreprise

Aux Etats-Unis, des aumôniers louent leurs service à des entreprises. Reportage.

Fabien Hünenberger rencontre Bill Stephens, pasteur baptiste en Alabama, qui exerce le métier de "corporate chaplain".

Photo F.Hünenberger

Depuis 3 ans, Bill Stephens officie comme aumônier d’entreprise dans la région de Mobile, en Alabama. Une activité qu’il mène à temps partiel, en marge de son ministère de pasteur baptiste dans une église de la région.

Plusieurs fois par semaine, il va trouver les employés des entreprises qui louent ses services. Il parle avec eux, les conseille et anime pour eux des temps de prière. Il lui arrive aussi de faire des visites à domicile ou à l’hôpital. Ou encore d’organiser des mariages ou des enterrements pour les employés et leur famille.

Aux Etats-Unis, ils sont des milliers à exercer ce métier calqué sur le modèle des aumôniers militaires ou hospitaliers. Depuis le 11 septembre 2001, la branche a d’ailleurs connu un développement spectaculaire.

L’organisation qui emploie Bill Stephens, Marketplace Chaplains USA, fédère aujourd’hui plusieurs milliers d’aumôniers et commence même à s’étendre à l’étranger. Et elle n’est que l’une des entreprises de location d’aumônier.

Fabien Hünenberger a accompagné Bill Stephens durant l’une de ses tournées pour voir à quoi ressemble ce métier quasi inconnu en Europe. Au programme : visite aux mécaniciens d’un garage de la chaîne American LubeFast et aux employés de l’hôtel Marriott, de la chaîne McKibbon Hotel Management.

Liens (en anglais):