"Ni moutons noirs ni moutons blancs, le racisme ne passera pas par nous !". Mardi dernier à Lausanne, ils étaient 2000 à contester la venue du Conseiller fédéral Christoph Blocher au Comptoir suisse.
Sur la place de la Palud, plusieurs intervenants ont dit pourquoi il est, pour eux, urgent de dénoncer la politique blochérienne ainsi que la récente campagne d’affichage de l’UDC sur le renvoi des étrangers criminels qualifiée unanimement de "raciste". Parmi eux, la directrice du Centre Social Protestant vaudois, Hélène Küng.
Mais d’autres chrétiens, dont certains engagés de longue date aux côtés des laissés-pour-compte et des migrants, ont choisi de ne pas participer à la manifestation de mardi. C’est le cas de Michel Racloz, responsable du Département Solidarités de l’Eglise catholique vaudoise.
Hautes Fréquences s’interroge : au nom de l’Evangile faut-il, oui ou non, prendre position contre un parti gouvernemental et son leader ? Ceci au moment où des voix de plus en plus nombreuses, notamment celles de chrétiens engagés, évoquent une dérive raciste et une menace pour la démocratie?
Pourquoi, à la différence de la Fédération des communautés israélites de Suisse, la Conférence des évêques et la Fédération des Eglises protestantes de Suisse ont-elles choisi de ne pas prendre position officiellement face à cette campagne électorale?
Trois chrétiens engagés s’expriment : Hélène Küng, Michel Racloz et Antoine Reymond, membre du Conseil synodal réformé vaudois, qui s’exprimera également au nom de l’Eglise catholique vaudoise.
Un sujet réalisé par Pierre-Yves Moret et Nathalie Bloesch
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