HAUTES FREQUENCES
dimanche 5 août 2007 à 20 h. La Première
Rediffusions
Menacé de mort,
un traducteur raconte le « merdier irakien »
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« Où habite M. Mondir Madfaï ? Nous souhaiterions le voir pour lui rendre de l’argent ». Cette question, apparemment anodine, posée par deux inconnus dans un quartier de Bagdad cet été, aurait pu coûter la vie à ce jeune traducteur arabe-français. Par chance, c’est à un de ses amis qu’elle est adressée et celui-ci se dépêche de le prévenir en lui conseillant de fuir au plus vite. A raison : quelques jours plus tard, une condamnation à mort est jetée sur la terrasse de la maison des Madfaï. Motif : collaboration avec des étrangers, des mécréants.
Aujourd’hui, Mondir Madfaï vit en exil à Paris et sa femme se terre chez ses parents. Il a cependant accepté de raconter le « merdier » irakien au micro de Fabien Hünenberger : les attentats-suicide, les assassinats ciblés, les déchirures toujours plus profondes entre les communautés chiite et sunnite et, bien sûr, la difficulté de vivre au quotidien dans un pays en déliquescence.
En marge de son témoignage, « Hautes Fréquences » vous propose d’entendre un extrait des carnets de route réalisés en 2003 pour l’émission « Tombouctou, 52 jours » par le journaliste Cyril Dépraz. Mondir Madfaï lui servait alors de traducteur.
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Etre Irakienne aujourd'hui
Dans l’enfer irakien, comment les femmes survivent-elles ? Rasha, une jeune chiite, et Sr Lusia, une religieuse catholique, nous livrent leur témoignage.
Le tableau est sombre : la situation des femmes en Irak n’a jamais été aussi difficile qu’aujourd’hui. Des femmes prises entre crime d’honneur et kidnapping.
Il y a peu de temps, Rasha habitait encore à Bagdad. Autant dire en enfer. Pour cette jeune chiite de 23 ans, la vie se résumait à rester cloîtrée dans l’appartement familial avec ses six sœurs. Impossible d’étudier, trop dangereux de sortir. Une vie vécue à 4000 km de Mondir, son mari, qui s’est réfugié en France il y a 6 mois après avoir été menacé par des islamistes. Aujourd’hui, Rasha vit à Paris où elle a pu rejoindre Mondir. Elle a accepté de raconter « son » Irak à Fabien Hünenberger.
Sœur Lusia Markos Shammas achève à Fribourg sa thèse de doctorat en théologie. Irakienne, catholique, Sr Lusia est elle aussi très inquiète pour l’avenir de son pays, qu’elle tente d’aider par l’intermédiaire de l’association Basmat al-Qarib (le sourire du prochain), qu’elle a créé en Suisse.
Sr Lusia revient d’un séjour de deux mois en Irak et a dépeint à Evelyne Oberson la situation dramatique pour la femme irakienne en particulier : vivant dans la peur, à la merci d’une explosion, d’un kidnapping ou d’un viol. Des femmes irakiennes qui avaient acquis depuis les années 20 des droits enviés par leurs consœurs du Moyen-Orient mais qui sont devenues aujourd’hui l’enjeu des vendettas familiales et les victimes de crimes « d’honneur ». |
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