HAUTES FREQUENCES
dimanche 20 mai 2007 à 20 h. La Première
La nuit, ils adorent
L'adoration eucharistique fait son grand retour dans l’Eglise catholique.
Hautes Fréquences se penche sur une pratique traditionnelle qui revient à la mode. Une nuit à Notre-Dame de Fribourg.
Depuis quelques années, le pape et les évêques catholiques n’ont d’yeux que pour la Très Sainte Eucharistie. Plus une encyclique, plus une instruction, plus un synode, plus une exhortation qui ne parle de la valeur de l’hostie et pousse les catholiques à en faire un objet de dévotion.
Les évêques et les prêtres ont reçu la mission prioritaire d’encourager cette vénération, épaulés de par le monde par plus de 2000 associations de promotion de l’adoration eucharistique.
L’adoration eucharistique est une pratique qui n’est connue que dans l’Eglise catholique. Elle est née au XIIIe siècle en Belgique, s’est épanouie après le Concile de Trente (XVIe siècle) et a connu un nouvel élan à la fin du XIXe siècle.
Elle consiste, pour le fidèle, à se recueillir devant le Saint-Sacrement. L’Eglise catholique considère en effet – par effet de transsubstantiation – que le Corps du Christ est à la fois présent mais invisible dans l'hostie consacrée.
Cette adoration est certainement la pratique la plus emblématique du retour aux formes de piété tombées en désuétude après le Concile Vatican II.
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La Suisse n’échappe pas au phénomène. De nombreuses paroisses ont (ré)introduit un temps d’adoration eucharistique. En certains lieux, on a même créé des chaînes d’adorateurs de jour et de nuit, 7 jours sur 7, afin d’assurer une "adoration perpétuelle".
C’est le cas notamment à l’église Notre-Dame de Fribourg, où s’est mis sur pied il y a un an et demi, sous l’impulsion de la communauté charismatique Eucharistein, un groupe d’adorateurs perpétuels.
Fabien Hünenberger a voulu passer une nuit en compagnie de ces adorateurs pour comprendre ce qui les séduit dans cette forme de pratique.
Liens :
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Mon "self islam"
Rencontre avec Abdennour Bidar, professeur de philosophie et écrivain français.
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Musulman au parcours atypique, Abdennour Bidar apprend le Coran en faisant la vaisselle avec sa mère. Avec un grand-père athée et communiste, et une mère française convertie à l’islam, il vit une enfance déchirée, en quête d’identité.
Hors de tout contexte islamique, il choisit de se lancer dans une expérience intérieure pour forger son propre islam. Son vœu : faire tomber le "dilemme Orient-Occident".
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Abdennour Bidar définit "son islam" comme une religion des individus et non de la communauté. Dans son livre Self Islam (Seuil, 2006), il revendique une culture de l’autonomie, du choix personnel et de la diversité.
Une interview réalisée par Christophe Boisset à Lausanne, à l’occasion de l’assemblée générale en Suisse de l’Association Internationale Soufie Alâwiya et du congrès La spiritualité au service de la cité et de la paix.
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