Qui n'a jamais rêvé d'avoir des pouvoirs extra-sensoriels, de pouvoir écouter à travers les murs ou allumer sa télé uniquement par la force de l'esprit ?
Cela pourrait se réaliser dans un avenir proche, grâce à des puces que nous aurions tous implantées dans le cerveau, que nous devenions des hommes-robots.
Pierre-Yves Moret a rencontré le premier spécimen de cette future nouvelle espèce.
Le Professeur Kevin Warwick, un cybernéticien anglais de l'Université de Reading, n'attend qu'une chose: que ce rêve se concrétise. Fort de ses expériences dans lesquelles il s'est impliqué physiquement, il ne se prive pas de se présenter comme le premier cyborg, un être hybride entre la machine et l'homme.
Kevin Warwick s'est fait implanter des puces électroniques dans le bras à deux reprises pour une série d'expériences. Son prochain projet est de se faire greffer une puce directement dans le cerveau. Au-delà de ses expériences, il affirme que l'être humain est obsolète, qu'il faut marier nos corps à la machine et à l'électronique, afin d'éviter d'être supplanté par la machine.
Faut-il s'alarmer devant ce discours qui ose envisager que l'être humain disparaisse, en tout cas tel qu'il est aujourd'hui? Le Professeur Warwick est-il un précurseur à qui l'avenir donnera raison? Est-il un Dr Folamour irresponsable?
Michel Thévoz, essayiste et ancien professeur d'histoire de l'art, est loin de se laisser impressionner par ce discours futuriste.