HAUTES FREQUENCES
dimanche 29 avril 2007 à 20 h. La Première


Bataille archéologique sous le Mont du Temple

En Israël, l’archéologie est une arme. La preuve par l’Esplanade des Mosquées.
Palestiniens et Israëliens s’accusent mutuellement de manipuler l’archéologie. Visite de ces sous-sols de la discorde.

Les musulmans l’appellent l’Esplanade des mosquées, en référence aux mosquées Omar et El-Aqsa qui s’y trouvent. Les juifs, eux, parlent du Mont du Temple, en référence à l’édifice cultuel juif qui s’y trouvait avant que les Romains ne le détruisent. Si Jérusalem est une ville ultrasensible, ce secteur de quelques centaines de mètres de côté l’est encore plus. Le moindre chantier, la moindre fouille peut provoquer des émeutes.


On l’a encore vu en février dernier, lorsque des manifestations ont été organisées en Israël et dans tous le monde musulman pour protester contre le chantier d’une rampe d’accès à l’Esplanade. L’Office des biens religieux musulmans, qui possède un morceau d’autorité sur le site, a tiré la sonnette d’alarme : les travaux menacent les fondations de l'Esplanade. Reproche réfuté par le Service des antiquités israéliennes. Dès lors, les choses se sont quelque peu calmée, suite notamment au passage d’une délégation d’experte de l’UNESCO. Les travaux de génie civil ont été interrompus… mais pas les fouilles archéologiques.

Mais ce n’est pas la première fois que ce lieu est l’épicentre de la violence. En 1996, le percement d'un tunnel à proximité de l'Esplanade avait déclenché des émeutes qui ont fait plus de 80 morts palestiniens et israéliens. Car toucher de vieilles pierre c’est déjà faire de la politique, en démontrant symboliquement une antériorité sur le site.

Hautes Fréquences vous propose de descendre dans les sous-sols de l’Esplanade en compagnie d’un Palestinien, Anwar Abou Eishe, professeur de droit à l’Université Al-Quds à Jérusalem. Serge Ronen, correspondant de la RSR en Israël l’a accompagné pour mieux comprendre ce qu’il pouvait ressentir face aux fouilles israéliennes.

Il a également sollicité Yohanan Manor, politologue israélien, pour un débat autour de la question des incidences politiques de l’archéologie.

Enfin il a recueilli la réaction de Jean-Michel Poffet, un dominicain suisse qui est directeur de l'École biblique et archéologique française à Jérusalem.

A propos des affrontements de février: info.rsr.ch - lefigaro.ch
- Avis de l’UNESCO sur la passerelle contestée 
- L’Esplanade des Mosquées sur wikipedia
- Expo sur l’archéologie de Gaza au Musée d’art et d’histoire de Genève 



Une puce dans le cerveau

 

Pierre-Yves Moret a rencontré Kevin Warwick, qui se prétend un "homme-robot".

Kevin Warwick. [keystone]

Le cybernéticien anglais s'est fait greffer des puces électroniques dans les bras, et projette de s'en implanter dans le cerveau.

Qui n'a jamais rêvé d'avoir des pouvoirs extra-sensoriels, de pouvoir écouter à travers les murs ou allumer sa télé uniquement par la force de l'esprit ?

Cela pourrait se réaliser dans un avenir proche, grâce à des puces que nous aurions tous implantées dans le cerveau, que nous devenions des hommes-robots.

Pierre-Yves Moret a rencontré le premier spécimen de cette future nouvelle espèce.

Le Professeur Kevin Warwick, un cybernéticien anglais de l'Université de Reading, n'attend qu'une chose: que ce rêve se concrétise. Fort de ses expériences dans lesquelles il s'est impliqué physiquement, il ne se prive pas de se présenter comme le premier cyborg, un être hybride entre la machine et l'homme.

Kevin Warwick s'est fait implanter des puces électroniques dans le bras à deux reprises pour une série d'expériences. Son prochain projet est de se faire greffer une puce directement dans le cerveau. Au-delà de ses expériences, il affirme que l'être humain est obsolète, qu'il faut marier nos corps à la machine et à l'électronique, afin d'éviter d'être supplanté par la machine.

Faut-il s'alarmer devant ce discours qui ose envisager que l'être humain disparaisse, en tout cas tel qu'il est aujourd'hui? Le Professeur Warwick est-il un précurseur à qui l'avenir donnera raison? Est-il un Dr Folamour irresponsable?

Michel Thévoz, essayiste et ancien professeur d'histoire de l'art, est loin de se laisser impressionner par ce discours futuriste.