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dimanche 25 février 2007 à 20 h. La Première

Devenir chrétien en Iran : la conversion de tous les dangers

On ne change pas impunément de religion en Iran. Mostafa et Esmat en ont fait la douloureuse expérience. Convertis au christianisme, ils ont dû fuir leur pays pour échapper à la police. Ils vivent aujourd’hui en Suisse, espérant qu’on leur accordera l’asile en raison de cette persécution religieuse.

Pour Mostafa, la journée avait bien commencé. Il avait rendez-vous avec un ami pour aller à la messe. En toute discrétion, car les deux hommes savaient qu’il est dangereux d’afficher sa conversion au christianisme lorsqu’on habite en Iran. Mais devant la porte de son ami, la vie de Mostafa bascule : une voisine lui annonce que la police vient d’embarquer toute la famille. Paniqué, Mostafa rentre chez lui et décide avec sa femme Esmat de quitter Téhéran le soir-même avec leurs deux enfants.

C’est ainsi que débute le long exil de Mostafa et Esmat, deux Iraniens convertis au christianisme. Un exil à l’intérieur de l’Iran. Puis un exil à l’étranger, lorsqu’ils constatent que leur statut d’apostat rend impossible la reprise d’une vie normale et que la prison – voire la mort – peuvent sanctionner cette conversion.

Fabien Hünenberger a recueilli le témoignage de cette famille qui vit aujourd’hui en Suisse dans l’attente d’une décision concernant sa demande d’asile. Un témoignage dans lequel ils reviennent sur leur chemin de croix iranien et sur les risques que courent ceux qui font acte d’apostasie en Iran.

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Le pardon, mode d’emploi

Accordé automatiquement, il ne vaut pas grand chose. Pire : il éclipse la souffrance de la victime. Retenu indéfiniment, il peut entretenir des blessures anciennes. Dieu ! qu’il est difficile d’accorder son pardon ! Nicole Fabre, psychanalyste, développe la question des « paradoxes » du pardon au micro de Catherine Erard.
Nommer la faute commise, voilà pour la psychanalyste Nicole Fabre la première condition pour entamer une démarche de pardon. Et surtout pour sortir d’une fausse culpabilité.

Du côté de la victime, cette fois, il ne faut pas craindre de faire reproche. Dire à autrui ce qui nous a blessé, meurtri. Démarche qui ne va pas de soi : le reproche est souvent confondu avec un manque d’amour. Comme si, dans la conscience judéo-chrétienne, faire reproche était mal. Or la victime doit également nommer le mal subi pour avancer dans une démarche de pardon souvent longue.

Que penser alors de l’injonction du Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » ? Le pardon de Dieu serait-il conditionné par notre propre capacité de pardon ? Doit-on tout pardonner ? Peut-on réellement tout pardonner ? Nicole Fabre a livré son analyse à Catherine Erard.

Bibliographie :
Nicole Fabre « Les paradoxes du pardon », éd. Albin Michel