HAUTES FREQUENCES
dimanche 14 janvier 2007 à 20 h. La Première

Ces pasteurs qui changent de cap

Chaque année ils sont en moyenne cinq pasteurs en Suisse romande à se tourner vers un autre métier. Longtemps épargné par la mobilité professionnelle, le pastorat est aujourd’hui une profession presque comme les autres. Les nouvelles générations ont intégré l’idée qu’un pasteur peut-être amené, un jour, à choisir d’exercer une autre activité professionnelle. Quelles sont les motivations qui président à ces démissions ? Quelles compétences peuvent faire valoir ces anciens pasteurs sur le marché du travail ? Comment les Eglises perçoivent-elles ces désengagements volontaires ? Quels sont les enjeux des mutations profondes que subit ce métier ? Autant de questions auxquelles Hautes Fréquence tente de répondre en découvrant les avis des intéressés, les réactions des institutions et les analyses d’un professeur de théologie. Une enquête de Jean-Christophe Emery.

Bibliographie :
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Jean-Paul Willaime, Profession: pasteur : sociologie de la condition du clerc à la fin du XXe siècle, Labor et fides, 1986.

- Jean-Luc Dubigny, Reconnaissance sociale et théologique des ministères dans l'Eglise, Lausanne, 2006


La culture du « c’est pas ma faute »
Tim Sebastion, druide

Jacques Arènes, psychanalyste français, chroniqueur à l’hebdomadaire La Vie, constate que de plus en plus de personnes ont le sentiment d’être de perpétuelles victimes, victimes des autres, du système, de la société en général.

Un phénomène nouveau quand on songe au passé. Pendant longtemps et surtout depuis le 19 è siècle, la tradition chrétienne a exagérément fait de nous des coupables, des pécheurs. Par le simple fait de naître, l’homme ou la femme était déjà responsable des malheurs du monde.

Ce que l’on remarque aujourd’hui c’est que la tendance s’est inversée : pour un tout ou pour un rien, on se considère comme victime et on demande réparation. « Mon fils ou ma fille a des problèmes à l’école, ce n’est pas de sa faute, mais celui de la maîtresse », « mon couple va mal, je n’y suis pour rien, puisque mon mari est un pervers narcissique ». Jacques Arènes parle de culture victimaire.

Interview signé Evelyne Oberson.

Bibliographie :
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A propos des ados, Jacques Arènes, Isabelle Gravillon, Desclée De Brouwer, 2006
- La défaite de la volonté, Les formes contemporaines du destin, Jacques Arènes, Nathalie Sarthou-Lajus, Ed. Seuil, 2005
- Aux femmes de ces pères pas encore parfaits, Jacques Arènes, Vincent Villeminot, Ed. Fleurus, 2005
- Pourquoi tant d'échecs en amour ? Jacques Arènes, Paule Salomon, Atelier Ed De L', 2004
- La parole et le secret, Psychologie et spiritualité, Jacques Arènes, Desclée De Brouwer, 2003
- Le souci de soi à l'épreuve de l'autre, Jacques Arènes, Bayard Culture, 2002
- Dépasser sa violence, Jacques Arènes, Atelier Ed De L', 2001
- La recherche de soi, Jacques Arènes, Desclée De Brouwer, 2000
- Accueillir la faiblesse, Jacques Arènes, Desclée De Brouwer, 1999
- Dis un jour moi aussi je mourrirai, Jacques Arènes, Fleurus, 1998
- Y a-t-il encore un père à la maison, Jacques Arènes, Fleurus, 1997