HAUTES FREQUENCES dimanche 26 novembre 2006 à 20 h. La Première
Menacé de mort,
un traducteur raconte le « merdier irakien »
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« Où habite M. Mondir Madfaï ? Nous souhaiterions le voir pour lui rendre de l’argent ». Cette question, apparemment anodine, posée par deux inconnus dans un quartier de Bagdad cet été, aurait pu coûter la vie à ce jeune traducteur arabe-français. Par chance, c’est à un de ses amis qu’elle est adressée et celui-ci se dépêche de le prévenir en lui conseillant de fuir au plus vite. A raison : quelques jours plus tard, une condamnation à mort est jetée sur la terrasse de la maison des Madfaï. Motif : collaboration avec des étrangers, des mécréants.
Aujourd’hui, Mondir Madfaï vit en exil à Paris et sa femme se terre chez ses parents. Il a cependant accepté de raconter le « merdier » irakien au micro de Fabien Hünenberger : les attentats-suicide, les assassinats ciblés, les déchirures toujours plus profondes entre les communautés chiite et sunnite et, bien sûr, la difficulté de vivre au quotidien dans un pays en déliquescence.
En marge de son témoignage, « Hautes Fréquences » vous propose d’entendre un extrait des carnets de route réalisés en 2003 pour l’émission « Tombouctou, 52 jours » par le journaliste Cyril Dépraz. Mondir Madfaï lui servait alors de traducteur.
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- Les Eglises sont-elles douées pour le marketing ?
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Les Églises ont la vie dure. Dans les cantons de Genève et Neuchâtel, l’impôt ecclésiastique n’existe pas, les contribuables ont le choix de payer ou non une contribution volontaire. Du coup, les Églises font campagne pour sensibiliser les citoyens à leur action, et surtout au soutien financier dont elles dépendent.
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A Neuchâtel, les trois Églises reconnues par le Canton collaborent depuis une quinzaine d’années pour un travail d’information et de sensibilisation sur la contribution ecclésiastique et leur besoin d’aide financière. Leur campagne 2006 intitulée « Solidaire » présente un billet de loterie à gratter qui joue la carte de l’humour: « Partager, t’en as vraiment rien à gratter ? ». A Genève, les campagnes de l’Église catholique romaine, plus explicites sur l’urgence de la situation, font beaucoup parler d’elles … avec un certain succès.
Alors : les Eglises sont-elles douées pour le marketing ? Certaines stratégies sont-elles plus efficaces que d’autres en matière de marketing religieux ? Pierre-Yves Moret s’est rendu dans les rues de Neuchâtel pour recueillir l’avis du public-cible de cette dernière campagne. Puis Hautes Fréquences ouvre le débat entre deux représentants des Eglises neuchâteloises, Catherine Lüscher, responsable de la communication de l’Église réformée évangélique neuchâteloise (EREN) et Cédric Pillonel, attaché de presse de la Fédération catholique neuchâteloise et le secrétaire
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