HAUTES FREQUENCES
dimanche 3 décembre 2006 à 20 h. La Première

Tim Sebastion, druide Ces Turcs qui voient arriver Benoît XVI…

Ils étaient 20'000 Turcs à manifester dimanche dernier dans les rues d’Istanbul contre la venue du pape dans leur pays. Emmenés par le Parti de la Félicité, une formation ultranationaliste mais aussi ultra minoritaire (moins de 2% de la population), ces manifestants sont-ils le signe de la montée du front anti-européen qui se durcit en Turquie ? Ou alors le signe de l’inquiétude de nombreux de Turcs qui craignent que le rapprochement entre Rome et le Patriarcat de Constantinople aboutisse à un nouveau rapport de forces, plus favorable au christianisme qu’à l’Islam ?

La visite de Benoît XVI s’est déroulée sans heurts, mais le nouveau pape a-t-il réussi à convaincre les Turcs de sa nouvelle bienveillance à l’égard de l’Islam ?

Qu’en est-il des problèmes que rencontrent les minorités chrétiennes en Turquie, un mauvais point pour son adhésion à l’Union Européenne ? Enfin, pourquoi Benoît XVI tient-il tellement à un rapprochement avec le patriarche orthodoxe Bartholomée 1er et quel est le pouvoir réel de ce dernier dans le monde orthodoxe ?

Jean-Christophe Emery a mené l’enquête sur place pour Hautes fréquences. Il s’est rendu dans les studios de l’une des principales télévisions turque, Kanal 7, une télévision qui défend les valeurs traditionnelles du pays. Jean-François Perouse, professeur de sociologie au lycée Galatasaray et Beril Dedeoglu, responsable du département des relations internationales de l’Université de Galatasaray nous livreront leur analyse sur les courants pro- et anti-européens de Turquie et pour en savoir plus sur les enjeux du rapprochement entre Benoît XVI et le patriarche Bartholomée 1er, nous nous rendrons au Patriarcat de Constantinople.

Bibliographie :

Jean-François Perouse a contribué à de nombreuses publications sur l’Islam en Turquie