HAUTES FREQUENCES
dimanche 22 octobre 2006 à 20 h. La Première

Culte de l'église évangélique Miel (ministère international d'enseignement et de libération des âmes) à Lausanne. photo Catherine Erard L'explosion des églises noires
Les églises africaines de Suisse ne cessent de se multiplier. Dans la région lausannoise elles ne seraient pas loin de 25. Il suffit qu’un pasteur autoproclamé regroupe autour de lui quelques fidèles pour qu’une nouvelle communauté chrétienne voie le jour.

Faut-il y voir l’inspiration du Saint-Esprit, un phénomène lié à la grande diversité de nationalités des africains de Suisse, ou faut-il suspecter l’appât du gain de certains pasteurs ? Le risque de dérive existe et la ghettoïsation de ces petites Eglises est bien réel. Très rares sont en effet les africains qui s’intègrent pleinement à une communauté chrétienne suisse.

Pour tenter de juguler ce phénomène, le pasteur Joseph Kabongo cherche à rassembler ces diverses communautés au sein de la Conférences des Eglises Africaines en Suisse, la CEAS, dont il est le secrétaire général. L’organisation existe depuis 1996. Elle se veut être un partenaire crédible et reconnu pour le dialogue tant avec les autorités civiles qu’avec les Eglises suisses. Celles-ci sont pour l’instant très peu impliquées dans cette question. Aucune pastorale spécifiquement destinée aux africains n’a été développée tant du côté catholique que du côté réformé.

Catherine Erard a promené son micro lors de la conférence annuelle de la CEAS à Bex le 17 septembre dernier, ainsi qu’un dimanche matin lors du culte d’une petite Eglise africaine lausannoise, l’Eglise évangélique Miel. Elle a également rencontré le diacre catholique africain Augustin Mobwete, le pasteur Etienne Roulet membre du conseil synodal vaudois ainsi qu’Anne-Lise Maire, animatrice Terre Nouvelle (échanges avec les pays du Sud) dans l’Eglise réformée vaudoise.

- Islamistes, comment ils nous voient
Qui se cache derrière ces voiles et ces barbes ? Que pensent ceux qu’on appelle chez nous les islamistes ? Que savent-ils de l’Occident ? Comment nous voient-ils ?
Ce sont les questions qui ont poussé la journaliste de guerre Anne Nivat à aller à leur rencontre en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

Avec sa volonté de s’immerger dans le quotidien de ces populations, elle a constitué une série de portraits qui expriment souvent un rapport ambigu vis-à-vis de l’Occident : de la haine et de la peur mêlées à un certain attrait pour sa modernité et sa technologie.
Des sentiments contrastés qui véhiculent de nombreux stéréotypes à l’égard des occidentaux.

Une interview signée Evelyne Oberson.

- Islamistes, comment ils nous voient, Anne Nivat, Fayard, 2006