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De quel bois spirituel, le génie musical que fut Mozart s’est-il chauffé ? Y a-t-il, dans la vie du musicien, un fil rouge fait de questions métaphysiques ou existentielles qui sous-tendrait cette production musicale divinement belle ? En marge de la diffusion sur Espace 2 des principaux opéras de Mozart, enregistrés lors du festival de Salzbourg, « A vue d’esprit » revient sur la dimension spirituelle de Mozart. Un Mozart dont l’œuvre comporte de très nombreuses pièces appartenant au registre chrétien mais dont la spiritualité s’est très largement construite chez les franc-maçons. C’est Patrick Baud, un théologien genevois qui s’est penché sur la dimension spirituelle de l’œuvre du compositeur autrichien, qui nous servira de guide. Deux entretiens réalisés par Fabien Hünenberger
MERCREDI: L’aventure spirituelle de Mozart
Entre Mozart et la franc-maçonnerie, le compagnonnage a été de longue durée. A 11 ans déjà, il compose un pièce pour un médecin maçon qui vient de le guérir. Un parcours qui le mènera à une initiation, le 14 décembre 1784 à Vienne et à la réalisation d’une « Flûte enchantée » très imprégnée des idéaux maçonniques. Mais dans la même vie, il est aussi le compositeur attitré du prince-archevêque de Salzbourg, pour qui il doit composer des pièces religieuses. Une exploration des états d’âme de Mozart s’impose.
VENDREDI: Mozart vu pas Karl Barth
L’œuvre de Mozart n’a pas laissé de marbre les théologiens. Et certains d’entre eux ont même consacré d’importants travaux au répertoire de Mozart, à son esthétique et aux implications spirituelles de celle-ci. C’est notamment le cas du théologien protestant bâlois Karl Barth, pour qui la musique de Mozart reflète, d’une certaine manière, l’espérance chrétienne. Comme le dit le proverbe « Lorsque les anges sont en présence de Dieu, ils jouent Bach. Et lorsqu’ils sont entre eux, ils jouent Mozart ». Si c’est vrai, alors pourquoi ?
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