HAUTES FREQUENCES

- 20 ans après Maurice Demierre,
Fabrice et Sabrina aident au Nicaragua
Photo : Fabien Hünenberger
Le décès de Maurice Demierre, le 16 février 1986, avait frappé les esprits en Suisse romande. Pensez : un jeune coopérant bullois, parti au Nicaragua pour aider les paysans d’une région pauvre, succombait sous les balles de « contras » armés par les Américains pour renverser le gouvernement sandiniste. Insensé. Injuste. Révoltant. D’autant plus que le jeune homme arrivait avec, pour seules armes, sa formation d’agriculteur et son #x2019;agriculteur et son envie de vivre l’Evangile parmi ceux qui ont faim.

20 ans après, une délégation s’est rendue à Somotillo pour se souvenir de la mort du coopérant et de celle des cinq femmes qu’il transportait ce jour-là. Des parents, des amis, des membres de l’Association Maurice Demierre et de l’organisation E-changer – qui s’appelait Frères Sans Frontières lorsque Maurice Demierre y travaillait – venus pour faire mémoire, mais aussi pour prendre le pouls du Nicaragua et voir ce que des Suisses y font aujourd’hui.
Photo : Fabien Hünenberger Photo : Fabien Hünenberger
Fabrice Bessire (à droite) volontaire de l'Organisation e-changer en discussion avec des paysans de la Communauté rurale de Latas-Lagas Une paysanne de la Communauté de Las Parcelas

Car des Suisses partis aider au Nicaragua, il y en a encore. Hautes Fréquences vous propose de rencontrer deux d’entre eux, Sabre eux, Sabrina Anastasia et Fabrice Bessire, qui travaillent dans des communautés rurales de la région de Mateare. Alors qu’est-ce qui pousse aujourd’hui des Suisses à partir pour le Nicaragua, 20 ans après Maurice Demierre ? Quelles sont donc, dans un contexte politique complètement différent, les motivations de ces nouveaux coopérants ?
Une question que s’est posée Fabien Hünenberger.

Dans l'album de photos de Fabien Hünenberger
Des sites pour en savoir plus :
- E-changer
- Gota de Agua


- François de Menthon :
portrait d’un grand résistant catholique
En France, dans les années qui suivent la séparation de l'église et de l'Etat - c'est à dire en 1905- les catholiques blessés par les polémiques et redoutés par les partisans de la laïcité sont absents des postes en vue. Point de ministre, peu d'élus qui s'affichent comme catholiques. Il faut l'horreur de la Première guerre mondiale pour que le patriotisme de cette communauté pousse à une union nationale. Cela va faciliter un retour sur la scène publique entre deux guerres. La deuxième guerre mondiale est elle, pour certains catholiques, la tentation d'une revanche en servant le régime de Pétain. Le cardinal Gerlier, en poste à Lyon aura cette phrase qui résume bien la situation "Pétain c'est la France, la France c'est Pétain".
Portrait dans Hautes Fréquences d’un catholique qui fera exactement le choix inverse : François de Menthon.

Cet homme clef du ralliement de la France catholique à la Résistance devint un des bras droits du général de Gaulle. Il fut, à la libération, chargé du difficile problème de l'épuration de la magistrature comme ministre de la Justice. Enfin, il a été le représentant de la France au tribunal international de Nuremberg.

Laurent Ducerf nous raconte ce destin passionnant au micro de Jacques Mouriquand.

- François de Menthon, Un catholique au service de la République (1900-1984), par Laurent Ducerf , Editions du Cert