HAUTES FREQUENCES

-L'un est resté prêtre, l'autre s'est marié...
Regards croisés

Jacques Perroux et Edmond Gschwend sont d’abord des amis, ils ont fait leurs classes ensemble au collège Calvin, à Genève, puis au séminaire de Fribourg. Tous deux ordonnés en 1956, Edmond Gschwend est resté prêtre, mais Jacques Perroux s’est marié après treize ans de ministère.

A cette époque, et dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, une trentaine de prêtres ont fait le choix du mariage. Sur l’ensemble de l’Eglise catholique romaine, ils seraient aujourd’hui près de 100'000 à avoir suivi ce chemin. Ils pensaient alors que l’abolition du célibat obligatoire pour les prêtres était imminente, ils pensaient aussi que les prêtres mariés pourraient rejoindre le clergé.

Jacques Perroux et Edmond Gschwend sont les témoins d’une époque d’intenses bouleversements dans la société, mais aussi dans l’Eglise catholique, avec le Concile Vatican II, et avec Mai 68. Un grand vent d’ouverture soufflait alors, un vent depuis retombé. Catherine Erard a voulu faire se croiser leurs regards sur l’Eglise catholique d’aujourd’hui.

- Jacques Perroux, De la peur à l’amour, itinéraire d’un prêtre marié (éd. Slatkine, Genève, 2005)

- Un livre "à quatre mains" pour passer sur l'autre rive

Une aventure signée
Simon et Shafique Keshavjee

Rédiger un roman avec son fils atteint d’une leucémie, c’est le projet mené à terme par Shafique Keshavjee et Simon son fils, décédé deux jours après la publication de Philou et les facteurs du ciel. Les enseignants et les camarades de classe de Simon l'ont accompagné pendant sa maladie. Ils ont été aussi les premiers lecteurs du livre, retrouvant dans le personnage de Philou, un camarade dont ils n'ont pas encore fait le deuil.
Des témoignages recueillis par Michel Kocher.

- Simon et Shafique Keshavjee, Philou et les facteurs du ciel (éd. Dynamots).
Selon le souhait de Simon, une partie des bénéfices du livre iront à l'association Les Pinceaux Magiques qui, par la peinture, soutient activement les enfants hospitalisés. Une autre partie ira à un hôpital qui s'occupe d'enfants à Madagascar